« Comment va mon diocèse ? » : l'observatoire pour la transparence des finances de l'Église

Les gros diocèses ne sont pas toujours mieux gérés que certains petits diocèses ruraux.

  Semaine du 19 au 25 octobre 2026 (article 1/5)  

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L'informaticien Bastien Uranga, 34 ans, ancien responsable des outils numériques du diocèse d'Angers, a créé « Comment va mon diocèse ? », un observatoire qui note la santé financière de 89 des 110 diocèses de France. Les notes vont de A+ (« excellente ») à E (« grave »), à partir des comptes publics des associations diocésaines. Le classement ne mesure ni la richesse, ni l'action pastorale, ni la générosité des fidèles, mais la qualité de gestion financière selon son concepteur.

Site internet : commentvamondiocese.fr — Découvrir le classement.

Comment se portent les finances de nos diocèses en France ? Pour le savoir, le nouvel observatoire financier, nommé « Comment va mon diocèse ? », a voulu les classer en fonction de la solidité de leur structure financière.

Ce système de notation est l'idée de Bastien Uranga, un informaticien de 34 ans, lassé d'entendre dire, par ses pairs catholiques, que « l'Église n'a pas d'argent ». Il a donc décidé de la rendre « lisible », en commençant par étudier la situation de son propre diocèse d'Angers.

Ce classement ne vise pas à mesurer la richesse des diocèses ni l'ampleur de leur action pastorale ni la générosité des fidèles, mais plutôt à déterminer « quels diocèses sont les mieux gérés » financièrement, selon son concepteur. En se fondant sur divers critères, comme la diversification des revenus ou encore l'endettement, chaque diocèse se voit attribuer une note, allant de A+ (la gestion financière est jugée « excellente ») à E (la situation est considérée comme « grave »).

En tête des 89 diocèses étudiés, sur les 110 en France, on retrouve les associations diocésaines de Grenoble-Vienne et de Soissons, Laon et Saint-Quentin. La majorité d'entre elles affiche une solidité financière évaluée comme « correcte ». En dernière position, la situation du diocèse de Créteil est considérée comme « grave ».

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L'une des conclusions majeures de cette étude pour son initiateur : la taille du diocèse n'est pas un critère déterminant. Des structures importantes, comme Paris, Lyon ou Lille, ne figurent pas systématiquement parmi les mieux classées, notamment parce qu'elles entraînent davantage de charges et de frais de personnel. « À l'inverse, un petit diocèse rural peut obtenir une bonne note s'il présente une gestion rigoureuse, avec peu de dettes et des comptes équilibrés », à l'image de celui de Mende en Lozère, illustre-t-il.

Autre enseignement : la bonne santé financière d'un diocèse ne repose pas uniquement sur les compétences de son économe, mais également sur l'autonomie laissée aux paroisses par l'évêque. Bastien Uranga l'explique : « Faute de personnalité juridique propre, les paroisses voient leurs comptes consolidés au niveau diocésain. Les données publiées ne permettent donc pas de distinguer la part des finances gérée par les paroisses de celle administrée par le diocèse. »

— La Vie