Porta Fidei : le collectif mis en cause dans une enquête de l'Express

Porta Fidei a répondu dans un communiqué.

  Semaine du 12 au 18 octobre 2026 (article 2/8)  

Porta Fidei (1) Diocèse de Paris (35)

L'Express publie cette semaine un article sur Porta Fidei, un collectif de jeunes influenceurs catholiques qui diffuse des vidéos d'enseignement théologique sur les réseaux sociaux depuis 2023. Porta Fidei a répondu dans un communiqué.

Contenu théologique

D'un côté, les vidéos de Porta Fidei ambitionnent de répondre dans un format court, adapté aux réseaux sociaux, à des questions complexes sur la foi catholique. D'un autre, selon l'Express :

[Ils proclament sur leur compte personnels] un amalgame de conseils rigoristes, - « la tolérance n'est pas une vertu chrétienne » - de règles sur les interdits alimentaires, de considérations sur la pudeur des femmes – « les femmes en pantalon ont causé la chute de l'Occident », « les leggings immodestes mèneront en enfer (…) un four de 7 000 degrés », « une femme serait une trompeuse si elle utilisait du mascara » - et des références étranges comme lorsqu'ils affirment, cette fois sur le compte officiel de Porta Fidei, que « l'heure pour rompre le jeûne » du Carême serait « 15 heures »

— L'Express

Contrairement à ce que laisse entendre l'article, nos contenus ne sont pas laissés sans encadrement : comme nous l'avons déjà précisé, des prêtres les suivent et en assurent le contrôle.

— Porta Fidei, sur Twitter/X

« Plusieurs faits à caractère sexuel » et « délit d'emprise » ?

L'affaire s'envenime lorsqu'en 2025, un jeune paroissien s'alarme de voir certains hommes du groupe passer du temps, dans le studio, avec des mineures. Des jeunes filles rabrouées pour leur maquillage, leur tenue ou leur conduite, confient se faire harceler sur les réseaux sociaux. Les captures d'écran transmises font froid dans le dos, on y lit par exemple : " On va te donner une vraie raison de porter plainte comme Gisèle Pélicot", « t'es qu'une chrétienne tiède ».

[…]

[En 2026], le diocèse de Paris transmet des éléments au parquet, qui les estime suffisamment graves pour ouvrir sur le champ une enquête. « Plusieurs faits à caractère sexuel » et « délit d'emprise », confie une source policière.

— L'Express.

L'article publié le 13 octobre 2026 par l'Express fait état de comportements inappropriés envers des mineures, de messages de harcèlement adressés à des jeunes filles et d'une enquête qui aurait été ouverte par le parquet, notamment pour des faits à caractère sexuel. Ces accusations sont graves. Nous les prenons avec le plus grand sérieux.

[…]

Les messages cités dans l'article sont inacceptables, et rien ne peut les justifier. S'ils émanent de membres du collectif, ils sont contraires à tout ce que Porta Fidei veut être et ne resteront pas sans suite. Comme l'a indiqué notre président à l'Express, Porta Fidei a connaissance de l'existence d'une procédure, mais n'en connaît ni l'objet ni le contenu, et n'a reçu à ce jour aucune notification officielle. Nous coopérerons pleinement avec la justice, ainsi qu'avec le diocèse de Paris. […] Comme notre président, Régis Gameni, l'a indiqué à l'Express, des mesures ont déjà èté prises.

— L'Express.

La question du voile

L'article de l'Express parle d’« une jeunesse qui se réjouit donc de voiler les femmes » 🡵, tout en mentionnant des comportement pouvant indiquer que les femmes auraient une place subalterne au sein de Porta Fidei.

Certaines jeunes femmes catholiques choisissent de se couvrir la tête, notamment pour prier, selon une pratique ancienne de l'Église. Ce choix leur appartient. La jeune femme voilée qui apparaît dans nos videos le fait de sa propre initiative, en toute liberté. Il suffit de regarder nos contenus pour constater que personne n'est forcé : filles comme garçons, chacun y est libre. Il ne saurait être présenté, à lui seul, comme le signe d'une emprise : il ne doit pas davantage être imposé à quiconque, ni servir à juger la foi des autres.

— Porta Fidei, sur Twitter/X

Communiqué

COMMUNIQUE OFFICIEL

Porta Fidei Réaction à l'article de l'express du 13 octobre 2026 Paris. Le 14 octobre 2026

L'article publié le 13 octobre 2026 par l'Express fait état de comportements inappropriés envers des mineures, de messages de harcèlement adressés à des jeunes filles et d'une enquête qui aurait été ouverte par le parquet, notamment pour des faits à caractère sexuel. Ces accusations sont graves. Nous les prenons avec le plus grand sérieux.

Les messages cités dans l'article sont inacceptables, et rien ne peut les justifier. S'ils émanent de membres du collectif, ils sont contraires à tout ce que Porta Fidei veut être et ne resteront pas sans suite. Comme l'a indiqué notre président à l'Express, Porta Fidei a connaissance de l'existence d'une procédure, mais n'en connaît ni l'objet ni le contenu, et n'a reçu à ce jour aucune notification officielle. Nous coopérerons pleinement avec la justice, ainsi qu'avec le diocèse de Paris. Par respect pour les personnes qui ont témoigné comme pour la présomption d'innocence, nous laisserons la justice établir les faits et ne les commenterons pas. Comme notre président, Régis Gameni, l'a indiqué à l'Express, des mesures ont déjà èté prises.

L'article cite par ailleurs des propos sur la pudeur, les vêtements ou le maquillage. Quels que soient leur auteur et leur contexte, plusieurs de ces formules ne reflètent pas l'enseignement de l'église que nous voulons transmettre, et nous ne les faisons pas nôtres. Les inexactitudes que contient l'article feront l'objet d'un droit de réponse adressé à l'Express. Contrairement à ce que laisse entendre l'article, nos contenus ne sont pas laissés sans encadrement : comme nous l'avons déjà précisé, des prêtres les suivent et en assurent le contrôle.

Certaines jeunes femmes catholiques choisissent de se couvrir la tête, notamment pour prier, selon une pratique ancienne de l'Église. Ce choix leur appartient. La jeune femme voilée qui apparaît dans nos videos le fait de sa propre initiative, en toute liberté. Il suffit de regarder nos contenus pour constater que personne n'est forcé : filles comme garçons, chacun y est libre. Il ne saurait être présenté, à lui seul, comme le signe d'une emprise : il ne doit pas davantage être imposé à quiconque, ni servir à juger la foi des autres.

Fondé en 2023, Porta Fidei est un collectif de jeunes laïcs catholiques qui annonce l'évangile sur les réseaux sociaux. Nous nous tenons à la disposition du diocèse de Paris, avec lequel nous souhaitons travailler en toute transparence.

La sécurité des personnes que nous rencontrons, en particulier des plus jeunes, passe avant toute autre considération, y compris la réputation de notre collectif.

Le bureau de Porta Fidei
Régis Gameni. Président

— Twitter/X

Remarque : Le compte TikTok de Porta Fidei a republié une vidéo de @mr_47th pour répondre à l'Express. Cette vidéo a également été diffusée sur Twitter/X.

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