Iniave : l'instance est encore en cours de déploiement

Depuis son lancement, l'Iniave a déjà reçu vingt-quatre demandes.

  Semaine du 12 au 18 octobre 2026 (article 1/8)  

Iniave (15)

La conférence de presse de l'Iniave s'est tenue le mercredi 14 octobre 2026 dans leurs locaux du 15e arrondissement de Paris. Elle est venue apporter des informations sur le déploiement de cette nouvelle instance.

Accompagnants : 15 candidatures reçues pour au moins 100 bénévoles à trouver

Pour offrir aux victimes un accompagnement de proximité, l'Iniave développe un réseau territorial et ambitionne de pouvoir compter à terme, dans chaque diocèse, un accompagnant. « Nous avons reçu une quinzaine de candidatures avec des profils très intéressants : d'anciens magistrats, des assistants sociaux, des infirmières, des gendarmes, des cadres socio-éducatifs qui vont pouvoir mettre leur savoir-faire et leur expérience au service de notre réseau », se félicite Stéphane Jacquot.

— Famille Chrétienne

La formation des bénévoles

Au regard des profils des candidatures d'accompagnants (d'anciens magistrats, des assistants sociaux,…), deux jours de formation ne semblent pas de trop. Par ailleurs, il est surprenant que la supervision soit qualifiée de « forme de relecture mensuelle » quand on sait l'importance que cela a pour des personnes qui accueillent des récits très lourds.

Ces accompagnants bénéficieront d'une « formation obligatoire de deux jours » sur l'écoute active, le psychotrauma, le cadre juridique, et l'élaboration du récit de vie, poursuit Stéphane Jacquot. Une formation continue et une forme de relecture mensuelle sont également prévues.

— La Croix

Les premières demandes reçues

Depuis son lancement, l'Iniave a déjà reçu vingt-quatre demandes. Dix dossiers ont été jugés recevables, cinq sont encore à l'étude et sept accompagnements ont déjà été engagés, dont une démarche collective.

— Famille Chrétienne

Le barème de la contribution financière n'est pas encore établi

Quant à la question de la réparation financière – qui pouvait atteindre 60 000 € à l'Inirr –, elle sera abordée en fin de parcours, « à la demande de la personne victime », précise Stéphane Jacquot. « C'est elle qui décide s'il y a contribution financière ou pas, si elle souhaite que son témoignage soit rendu public, être reçue par l'évêque, s'associer à un collectif… », poursuit-il. Selon le juriste, « l'essentiel, c'est d'abord d'être reconnu dans sa souffrance, reconnu comme personne victime ». Pour les responsables de l'Iniave, la reconnaissance de la responsabilité institutionnelle de l'Église s'envisage au cas par cas, en fonction du récit de la personne victime.

Une commission (composée d'une magistrate, une avocate, un psychologue, une ex-cheffe de l'office des mineurs de la police judiciaire et une juriste spécialisée dans la réparation) tranchera sur les mesures restauratives, notamment la contribution financière, dont le barème sera établi prochainement.

— La Croix

Une voie de recours possible pour les victimes : un référent déontologue

Innovation de l'Iniave : un référent déontologue a été nommé afin d'offrir une voie de recours aux personnes victimes, mais aussi prévenir tout conflit d'intérêts au sein de l'instance.

— La Croix

Tiers indépendant, voie de recours directe des personnes victimes en cas de contestation sur l'équité du traitement de leur demande. Vous pouvez saisir le déontologue par mail : deontologue@iniave.fr

— Iniave

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