Mgr Jean-Michel di Falco visé par une nouvelle enquête pénale pour viol sur mineur

L'avocat de Jean-Michel di Falco a répondu que son client affirme ne pas connaître le plaignant ni sa famille.

  Semaine du 21 au 27 septembre 2026 (article 8/14)  

Mgr Jean-Michel Di Falco (10)

En février 2026, Hubert Desplanques dépose plainte contre Mgr di Falco. Dans son signalement, il dénonce des violences qui auraient eu lieu entre 1970 et 1973 dans la sacristie de l'église Saint-Thomas-d'Aquin, où il officiait comme enfant de chœur lors des messes du samedi. Il avait alors entre 11 et 14 ans et habitait avec sa famille dans le secteur de cette paroisse. Une enquête est ouverte pour viol et agression sexuelle sur mineur. Sollicité par Mediapart, l'avocat de Jean-Michel di Falco, Olivier Baratelli, a répondu que son client affirme ne pas connaître Hubert Desplanques ni sa famille – une version contredite par le plaignant, son frère et sa sœur 🡵.

Hubert Desplanques est le troisième homme à saisir la justice pénale contre ce haut dignitaire de l'Église de France, longtemps ami des politiques et des stars – il a officié aux obsèques d'Alain Delon, de Charles Trenet et de Valéry Giscard d'Estaing comme au mariage de Pascal Obispo. Âgé de 84 ans, l'ancien évêque auxiliaire de Paris a déjà été accusé de violences sexuelles sur deux enfants, au début des années 2000.

[…]

Dans son signalement, il dénonce des violences qui auraient eu lieu entre 1970 et 1973 dans la sacristie de l'église Saint-Thomas-d'Aquin, où il officiait comme enfant de chœur lors des messes du samedi. Il avait alors entre 11 et 14 ans et habitait avec sa famille dans le secteur de cette paroisse, comme l'attestent des documents.

Mi-septembre, le parquet de Paris nous a indiqué avoir ouvert une enquête préliminaire à la suite de sa plainte, mais s'être dessaisi au profit du parquet de Marseille. Ce dernier nous l'a confirmé, précisant que l'enquête était ouverte pour viol et agression sexuelle sur mineur.

Sollicité par Mediapart, l'avocat de Jean-Michel di Falco, Olivier Baratelli, nous a répondu que son client affirme ne pas connaître Hubert Desplanques ni sa famille – une version contredite par le plaignant, son frère et sa sœur. « Jean-Michel di Falco conserve des souvenirs précis de cette période et affirme catégoriquement que les faits qui lui sont imputés sont faux et imaginaires », poursuit son avocat.

« Il relève également que près de sept mois se seraient écoulés depuis le dépôt de cette plainte. Si les faits étaient apparus aussi évidents, avérés ou même suffisamment fondés pour justifier des poursuites, les services de police n'auraient-ils pas, à tout le moins, cherché à recueillir ses explications et à l'entendre ? », ajoute Me Baratelli, qui précise que le prêtre n'a pas été informé de l'enquête préliminaire.

— Mediapart

Informations complémentaires