La Salle Félix Aunac à Agen : le directeur licencié trop rapidement

Le parquet de Bordeaux a classé sans suite la procédure concernant des suspicions de « comportements inappropriés ».

  Semaine du 14 au 20 septembre 2026 (article 11/12)  

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La tutelle de l'institution catholique Félix-Aunac, à Agen, a péché par excès de zèle. Et cela devrait lui coûter cher. En licenciant, le 31 août 2026, Jean Bourrousse, le directeur de l'établissement en place depuis la rentrée 2024, sans attendre les résultats de l'enquête judiciaire et en faisant fi de la présomption d'innocence, le réseau lasallien va, très probablement, se faire crucifier devant les conseils des prud'hommes 🡵.

Les faits avaient été signalés par des enseignants de l'ensemble scolaire catholique Saint-Genès La Salle à Bordeaux, où le mis en cause a résidé de 2017 à 2024 « dans le cadre de sa responsabilité administrative de délégué de tutelle », selon la congrégation, avant de diriger l'établissement La Salle Félix Aunac à Agen 🡵.

Délesté de cette charge, l'ancien chef d'établissement entend obtenir réparation de son préjudice moral avec, en première ligne, sa réintégration immédiate à l'enseignement religieux et par conséquent à Félix-Aunac. Selon le « principe de précaution » appliqué par la Congrégation des Frères des écoles chrétiennes, il s'était vu retirer la lettre de mission lui permettant d'exercer au sein du collège agenais. Ses avocats ont saisi le conseil des prud'hommes au motif d'un licenciement abusif, lequel avait résulté d'un processus expéditif de la part de l'autorité de tutelle qui n'a, jusqu'à aujourd'hui, jamais interrogé cet homme qui bénéficiait pourtant de la présomption d'innocence.

Jean Bourrousse n'a pas non plus été entendu dans le cadre des investigations dont il était le protagoniste, tout comme de potentielles victimes ne se sont jamais manifestées auprès de l'autorité judiciaire. « Ils n'ont pas estimé nécessaire d'entendre M. Bourrousse. Je ne sais pas dire ce qu'il y a eu dans ce dossier (…). L'ambivalence du comportement des gens qui ont agi contre lui s'est uniquement traduite par une procédure de signalement, provenant d'un collectif qui ne représente en réalité que trois professeurs », étaye Édouard Martial. « Pour des gens qui étaient sûrs des témoignages qu'ils avaient soi-disant recueillis, c'était quand même curieux de ne pas aller au-delà. »

La dépêche

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