École Saint-Martin-Saint-Joseph de Vertou : plusieurs plaintes déposées

Deux membres du personnel de restauration ont été mis à l'écart.

  Semaine du 14 au 20 septembre 2026 (article 8/12)  

École Saint-Martin-Saint-Joseph de Vertou (1) Diocèse de Nantes (22)

L'école Saint-Martin-Saint-Joseph de Vertou, au sud de Nantes, scolarise 683 élèves en 2025-2026 (250 en maternelle, 433 en primaire). L'établissement relève du diocèse de Nantes pour la tutelle et d'un OGEC pour la gestion des salariés 🡵.

La première plainte et son classement

Début juillet, la mère d'un garçon de 5 ans s'inquiète de son refus d'aller seul aux toilettes. L'enfant décrit une pénétration digitale anale par un membre du personnel non enseignant, pendant le temps de restauration, dans des toilettes fermées à clé. La famille porte plainte le 5 juillet à la gendarmerie de Vertou. Douze jours plus tard, le 17 juillet, le parquet classe sans suite pour « non-concordance des faits » : « la procédure a été classée puisqu'il n'a pas été possible de confirmer les événements tels qu'ils ont été décrits », explique le procureur de Nantes. La famille mandate une avocate et demande la réouverture de l'enquête 🡵 🡵.

Deuxième plainte, réouverture

En août, une seconde famille dépose plainte contre X pour agressions sexuelles, sur la foi des propos d'un autre garçon de 5 ans. Le parquet précise que l'enfant désigne son agresseur par un surnom, ce qui ne permet pas d'établir qu'il s'agit de la même personne. Le procureur annonce la reprise du premier dossier et l'ouverture d'investigations sur ces nouveaux éléments 🡵.

La réunion du 24 août

Plus de 300 parents assistent à une réunion organisée par l'école. La direction détaille un protocole renforcé — deux ASEM au lieu d'une pour accompagner les maternelles aux toilettes sur la pause méridienne — mais sans recrutement, par simple réorganisation du personnel existant, ce qui nourrit le scepticisme. L'OGEC annonce que la personne mise en cause ne sera plus présente dans l'établissement « ni en maternelle, ni en primaire, ni au collège, en accord avec la personne concernée ». Deux éléments restent sans réponse : les parents situent les faits dans les toilettes attenantes à la restauration, que la cheffe d'établissement Stéphanie Mabon assure inutilisées par les maternelles ; et si seules les ASEM sont habilitées à accompagner les enfants, la direction ne peut expliquer comment un agent de restauration s'est retrouvé seul avec un élève. Pour les parents : « La confiance est brisée par des mensonges assumés. Il y a une scission entre l'école et les parents, ils ne veulent pas échanger » 🡵.

Deux nouvelles plaintes contre X auraient été déposées dès le lendemain de la réunion

C'est dans un courrier envoyé aux familles, ce vendredi 28 août, que l'école explique qu'un « nouvel élément a été porté à notre connaissance par une famille faisant état d'un geste inadapté de la part d'un autre personnel de restauration envers leur enfant l'année scolaire dernière ».

Elle affirme que les démarches auprès des autorités ont été faites et que, par mesure de précaution, « nous vous informons que l'OGEC a pris des dispositions pour que cette personne ne soit pas présente à la rentrée ».

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Selon nos confrères de l'hebdo de Sèvre & Maine, deux nouvelles plaintes contre X auraient été déposées dès le lendemain de la réunion. Le parquet ne nous a pas encore confirmé cette information.

France 3

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