Institution des Chartreux : un départ pour « épuisement », des mesures conservatoires tues

Là où le diocèse de Lyon parle de « relation », le récit de la victime décrit une emprise et des violences sexuelles.

  Semaine du 31 août au 6 septembre 2026 (article 3/9)  

Père Jean-Bernard Plessy (5) Société des prêtres de Saint-Irénée (5) Affaire Plessy (6) Institution des Chartreux (3) Mgr Olivier de Germay (10) Mgr Loïc Lagadec (1) Arthur Gouhier (1) Diocèse de Lyon (24)

Résumé

Cet été

En juillet 2026, le père Jean-Bernard Plessy annonce son départ de la direction de l'Institution des Chartreux (tout en restant supérieur général 🡵). Il évoque alors son épuisement physique et moral, aggravé par l'incendie qui a touché l'établissement le 1er avril 2026. Arthur Gouhier, est annoncé pour lui succéder à compter du 1er septembre 🡵. « Il faut savoir partir dans la reconnaissance et le sentiment du devoir accompli », écrivait-il dans le courrier daté du 9 juillet 🡵.

Le 31 août 2026, à la veille de son entrée en fonction, Arthur Gouhier est selon ses dires mis au courant des accusations pesant sur le père Jean-Bernard Plessy 🡵 🡵.

Le communiqué du diocèse

Le 2 septembre 2026, un communiqué du diocèse de Lyon est publié. Il mentionne :

  • Les accusations pesant sur le père Jean-Bernard Plessy : « la relation que le directeur du groupe scolaire des Chartreux, prêtre, a entretenu avec une étudiante majeure placée sous son autorité »
  • Les mesures conservatoires dont il fait l'objet :
    • « Le retrait de sa mission de directeur »
    • « L'interdiction d'entrer en contact avec la personne concernée et de se rendre sur les sites de l'institution des Chartreux »
    • « L'interdiction d'exercer tout ministère dans le diocèse de Lyon »
  • Les signalements effectués
    • Mgr Olivier de Germay a demandé l'ouverture d'une enquête canonique
    • Deux signalements ont été effectués auprès du Procureur de la République de Lyon (selon la presse, un premier signalement a été effectué par une membre de la communauté éducative en poste aux Chartreux 🡵 et un second a été effectué par le diocèse durant l'été 🡵)
  • La raison de la publication tardive de ce communiqué : « Ces décisions […] n'ont pas été communiquées dans un premier temps par respect pour la demande de confidentialité de la jeune femme majeure. Au terme de cet été, il est apparu indispensable que la communauté éducative soit informée et qu'une enquête interne puisse être diligentée ».

Remarque : Le diocèse de Lyon a affirmé au journal Marianne ne pas avoir eu vent de précédent ou d'alertes concernant le père Jean-Bernard Plessy 🡵.

La première réaction de Natalia Trouiller

Si le communiqué mentionne que le prêtre « a entretenu avec une étudiante majeure placée sous son autorité », selon Natalia Trouiller, la réalité est infiniment plus sombre. Elle met en cause plus spécifiquement trois personnes :

  • Le père Jean-Bernard Plessy : emprise construite sur une élève à partir d'octobre alors qu'elle était mineure (isolement de ses proches, arrêt de son suivi psy,…), puis violences sexuelles une fois majeure, aggravées par sa position d'autorité. Il aurait scripté les propos qu'elle devait tenir aux urgences, exercé un chantage au suicide, violé l'interdiction de contact décidée par l'évêque et demandé par mail la destruction des preuves.
  • Mgr Olivier de Germay : alerté le 3 juillet, il a laissé le père Plessy quitter sa charge en invoquant une fatigue liée notamment à l'incendie, alors qu'il avait été démis de ses fonctions. Puis après deux mois sans que la situation évolue, « il est apparu indispensable que la communauté éducative soit informée et qu'une enquête interne puisse être diligentée » et un communiqué minimisant les faits sous le mot « relation » est alors publié.
  • Le responsable de la cellule d'écoute (ancien commandant de police) : avoir découragé la victime d'aller au pénal en préjugeant de l'issue du dossier, et avoir sciemment caché à l'évêque que le mis en cause désobéissait à ses ordres. Ses conseils iraient toujours vers la solution la moins coûteuse pour l'institution.

La réaction de l'établissement

L'établissement dit avoir souhaité gérer la crise « en temps réel » et en étant « le plus transparent possible ». Le communiqué de Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon a ainsi été transmis « à l'ensemble de nos professeurs et à nos 4 700 élèves ».

Une cellule d'écoute a également été mise en place avec l'aide d'un cabinet extérieur, pour les élèves et les enseignants qui en exprimeraient le besoin.

— Mes Infos

On notera que si l'établissement souhaite être « le plus transparent possible », il est malheureusement nécessaire sur son site internet de cliquer sur le lien peu explicite « Information Importante ». On accède alors au message succinct d'Arthur Gouhier qui écrit sur une image, ce qui rend l'information plus difficilement accessible aux moteurs de recherche et aux personnes souffrant d'un handicap visuel. Un lien redirige également vers le communiqué du Diocèse de Lyon.

Médiatisation d'une version largement plus grave que celle rapportée par la communication officielle

Le premier thread Twitter/X de Natalia Trouiller a été très partagé et commenté sur les réseaux sociaux. Le journal La Croix modifie alors le contenu d'un article précédemment publié et complète son contenu. Lyon : un prêtre à la tête d'un groupe scolaire démis après une relation avec une élève majeure La Croix (avec AFP) devient Lyon : derrière le renvoi du prêtre directeur des Chartreux, des faits potentiellement très graves :

Selon son récit, recoupé par d'autres sources, le prêtre aurait progressivement tissé son « emprise » sur la jeune femme, alors qu'elle était encore mineure et fragilisée par plusieurs événements personnels traumatisants. S'en seraient suivis des actes qu'elle qualifie de « violences sexuelles aggravées », assorties de mensonges et menaces, nécessitant pour l'étudiante, aujourd'hui âgée de 18 ans, plusieurs passages aux urgences. Au regard de la justice civile, Jean-Bernard Plessy reste présumé innocent.

— La Croix

Dans ce même article, le journaliste cite également les paroles tenues par Mgr Loïc Lagadec, évêque auxiliaire de Lyon, à RCF Lyon le jour même : « Dès le premier message du 5 juin, nous l'avons considérée comme une personne victime et nous l'avons crue. Nous voulons l'assurer à nouveau de notre compassion et de notre soutien total face à cette épreuve. »

Il n'en faudra pas davantage à Natalia Trouiller pour publier un second thread sur Twitter/X qui fait remarquer que le communiqué du diocèse de Lyon n'a exprimé aucun soutien à la jeune femme… alors qu'il mentionne explicitement que « l'archevêque apporte son soutien à l'ensemble de la communauté éducative des Chartreux ».

Mise en place d'une ligne d'écoute par les Chartreux

Le 4 septembre, l'établissement met en place un numéro vert d'écoute et d'aide psychologique avec le cabinet Pros Consulte à l'attention de ses élèves de plus de 16 ans, de ses parents d'élèves, de ses salariés et enseignants et de ses anciens élèves (le 0800 732 581).

Cette information est communiquée à tous les parents dans un courrier (voir ci-dessous) et à tous les élèves à partir de la classe de 3° au sein de leur établissement. Les parents sont invités à parler de la situation avec les enfants les plus jeunes qui n'ont pas eu la communication de l'établissement.

Sources

09/07/2026 Lettre diffusée aux parents d'élèves

Le Supérieur

A tous les parents d'élèves du Groupe Chartreux

Lyon, le jeudi 9 juillet 2026

Monsieur, Madame,
Chers parents,

Au début de cet été, je souhaite vous faire part d'une décision importante que j'ai pu mûrir ces dernières semaines. Elle marque la fin d'un chapitre de l'Histoire de notre Maison et en ouvre un autre bien sûr.

En effet, depuis quelques mois, je constate que mes forces déclinent, physiques et morales. L'incendie a certainement aggravé la situation par le traumatisme qu'il a causé mais aussi par le surcroît de travail qu'il n'a pas manqué d'engendrer. Ce que je ressentais déjà en termes de fatigue au sortir de l'hiver s'est transformé en épuisement au début de l'été. J'en suis donc arrivé à la conclusion que je n'avais plus l'énergie nécessaire pour mener à bien ma mission de directeur général.

La décision s'impose donc comme une évidence : celle de déposer ma charge dès cet été. C'est une décision difficile à prendre mais qui tient vraiment du bon sens pour le bien de notre Maison.

L'une de nos grandes chances est la qualité de l'équipe de direction que j'ai essayé de bien construire ces dernières années. Aujourd'hui elle est prête à fonctionner sans moi et à poursuivre le travail entrepris, dans une parfaite continuité. Elle le fera autour d'Arthur Gouhier, actuel Secrétaire Général dont la nomination a été confirmée par la tutelle de l'Enseignement catholique de Lyon qui a reçu délégation de la société des Prêtres de Saint-Irénée. Il devient donc directeur général du Groupe Chartreux à compter du 1ᵉʳ septembre et je forme pour lui des vœux de pleine réussite. Il sait qu'il peut compter sur mon amitié et sur mon soutien.

Il y a 32 ans que je suis aux Chartreux en responsabilité, 27 ans comme Supérieur. Il faut savoir partir dans la reconnaissance et le sentiment du devoir accompli. Puis dire : place aux jeunes. Ils sont prêts.

Je souhaite que la mission d'éducation continue magnifiquement avec le soin que nous lui apportons.

Je vous redis toute la joie que j'ai eue à travailler à la formation humaine, spirituelle et morale de vos enfants. Ils m'ont beaucoup marqué et tant apporté. Je vous remercie de la confiance donnée. Vivent les Chartreux.

Très bon été, très bonnes vacances. Et mon amitié.

P.J.B. Plessy

— Institution des Chartreux

15/07/2026 Extrait d'un article de RCF

Une lettre d'adieu et un message d'au revoir. C'est une page importante qui se tourne pour le Groupe Les Chartreux, à Lyon. Dans une lettre adressée aux parents d'élèves le 9 juillet, le père Jean-Bernard Plessy annonce qu'il quittera ses fonctions de directeur général dès cet été.

Après plus de trois décennies passées à des postes de responsabilité au sein de l'établissement, il explique avoir pris cette décision après plusieurs mois de réflexion. « Je constate que mes forces déclinent, physiques et morales », explique celui qui est également professeur de philosophie.

Dans sa lettre, il revient notamment sur les conséquences de l'incendie du mercredi 1er avril qui a frappé l'établissement. Cet événement a « certainement aggravé la situation », à la fois par le traumatisme provoqué et par « le surcroît de travail qu'il n'a pas manqué d'engendrer ».

Le supérieur, ordonné prêtre en 1991, décrit une fatigue installée depuis plusieurs mois : « ce que je ressentais déjà en termes de fatigue au sortir de l'hiver s'est transformé en épuisement au début de l'été ». Une situation qui l'a conduit à reconnaître qu'il ne disposait plus des ressources nécessaires pour poursuivre sa mission. « J'en suis donc arrivé à la conclusion que je n'avais plus l'énergie nécessaire pour mener à bien ma mission de directeur général ».

Une décision « difficile à prendre », mais qui s'impose « pour le bien de notre Maison », reconnaît le père Plessy.

— RCF, 15 juillet 2026

02/09/2026 Communiqué du diocèse de Lyon

Ayant été informé au mois de juin 2026 de la relation que le directeur du groupe scolaire des Chartreux, prêtre, a entretenu avec une étudiante majeure placée sous son autorité, Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a demandé l'ouverture d'une enquête canonique et a pris à son encontre des mesures conservatoires : le retrait de sa mission de directeur, l'interdiction d'entrer en contact avec la personne concernée et de se rendre sur les sites de l'institution des Chartreux ainsi que l'interdiction d'exercer tout ministère dans le diocèse de Lyon. Un signalement pénal a également été effectué auprès du Procureur de la République de Lyon afin que les vérifications nécessaires puissent être diligentées.

Ces décisions ont été prises en conformité avec le Code de droit canonique et le Statut de l'Enseignement catholique, en lien avec la tutelle du groupe scolaire ainsi qu'avec le directeur diocésain de l'Enseignement catholique du diocèse de Lyon. Elles n'ont pas été communiquées dans un premier temps par respect pour la demande de confidentialité de la jeune femme majeure. Au terme de cet été, il est apparu indispensable que la communauté éducative soit informée et qu'une enquête interne puisse être diligentée.

L'archevêque de Lyon apporte son soutien à l'ensemble de la communauté éducative des Chartreux et, malgré la gravité de cette affaire, l'encourage à poursuivre sa mission sous la direction du nouveau directeur du groupe scolaire.

Pour toute question : Christophe Ravinet-Davenas, relations presse diocèse de Lyon – 06 50 42 02 04.

— Diocèse de Lyon

02/09/2026 Premier thread Twitter/X de Natalia Trouiller

Toute la presse, hormis @RCFLyon reprend le narratif du @diocesedelyon concernant les mesures conservatoires prises à l'encontre du père Plessy, directeur et supérieur général de l'institution. Un narratif problématique à plusieurs égards.

https://web.archive.org/web/20260902082557/https://lyon.catholique.fr/au-sujet-de-linstitution-des-chartreux/

Le communiqué s'ouvre sur la révélation d'une « relation entretenue avec une étudiante majeure placée sous son autorité ».

La réalité est mille fois plus sordide.
Il s'agit de violences sexuelles agravées par le fait qu'il était en position d'autorité.
Mais ce n'est pas tout

La jeune fille avait vécu, au mois d'octobre, deux traumatismes terribles. Plessy s'en est servi pour l'approcher. Il lui a donné son numéro de téléphone en lui intimant de ne le dire à personne, et pendant 4 mois, tout gentil, tout paternel, etc. Enfin.

En même temps, il lui faisait cesser son suivi psy, surveillait de plus en plus étroitement ses relations, installait un narratif, lui racontait pleeeein de mensonges, s'arrogeait des compétences inexistantes en gynécologie, en psychologie, l'isolait de sa famille, de ses amis, et lui faisait comprendre que son avenir dépendait de lui: « la prépa c'est MOI », « méfiez vous si vous parlez » etc.

Je n'entrerai pas dans le détail des violences, absolument sordides. Sachez simplement que plusieurs passages aux urgences ont été nécessaires et que le mis en cause a, à chaque fois, scripté ce que la jeune fille devait dire aux médecin pour qu'il n'ait pas d'ennuis. Les SMS ont été conservés.

L'emprise a été mise en place alors que la jeune fille était mineure.
Les violences ont commencé après.

C'est un personnel de l'établissement des Chartreux qui est parvenu à briser le mur d'isolement construit autour de cette jeune fille qui allait très mal et pour qui toutes les alertes de ses profs remontaient… À son agresseur. Qui la menaçait, et lui faisait du chantage au suicide.

Cette femme a fait immédiatement un signalement, qui est parvenu à l'archevêché. Or la jeune fille avait, depuis un mois, entamé des échanges avec le responsable de cette cellule, un ancien commandant de police. Il dit effectivement un certain nombre de choses réelles à la jeune fille. Qu'elle est victime. Mais aussi: « Il ne peut pas y avoir de prison. Si vous parlez à l'Église, il pourra y avoir des restrictions ou un rappel à l'ordre ». Génial. Quand on a été policier, on peut juger d'une affaire sans les éléments, rien qu'en textotant avec la victime. Il reconnaît aussi par écrit qu'il cache à l'évêque que le mis en cause viole les ordres de l'évêque (ne plus entrer en contact avec la victime), des mails qui demandent explicitement à la victime de détruire les preuves.

Son excuse : « la victime m'a demandé de ne rien dire ».

Oh bah oui, une gamine de tout juste 18 ans terrorisée et bourrée de culpabilité, c'est hyper important de suivre ses directives quand elle demande au diocèse qu'on l'aide à protéger son agresseur.

C'est un homme dont les conseils, à chaque bifurcation, vont vers la solution la moins coûteuse pour l'institution :

  • la discrétion plutôt que la presse,
  • l'Église plutôt que le parquet,
  • le renoncement plutôt que la plainte,
  • le silence sur la désobéissance de M. Plessy plutôt que le signalement

Bref, la rétention d'information, ajoutée aux mensonges du mis en cause qui prétend qu'il ne s'est presque rien passé (il y a les preuves du contraire, ainsi que de la coercition) fait que le diocèse à publié ce torchon, repris de bonne foi par tous les médias.

@RCFLyon est le seul média à souligner la drôle de cohérence du diocèse.

Qu'est ce qui a changé entre juillet et septembre pour que tout à coup il « paraisse indispensable » au diocèse d'informer la communauté éducative et qu'une enquête interne puisse être diligentée" ? Le fait que la jeune fille ait pris un avocat ?

Car le diocèse n'est pas tout blanc. Prévenu le 3 juillet, l'archevêque se contente de convenir avec l'agresseur d'une sortie honorable : la fatigue due à l'incendie. On s'arrange, entre gens convenables.

Germay lui demande de ne plus communiquer avec la jeune fille : il s'en bat les reins. Et lui demande de ne plus se rendre sur le site précis de la prépa, mais bride sur le cou pour les autres sites, et surtout : il n'est plus directeur MAIS RESTE SUPÉRIEUR GÉNÉRAL.

La gamine est vachement bien protégée, bravo. Elle avait sa rentrée ce matin.

C'était déjà bien stressant, mais comme le diocèse n'a rien glandé depuis deux mois, ils publient le communiqué pile aujourd'hui.
Si le but c'est qu'elle finisse de craquer, c'est réussi.
Bande de bras cassés.
Vous n'en avez rien à faire des victimes.

Depuis ce matin je vous supplie d'enlever le mot « relation » qui fout la tête sous l'eau à une gosse dans un état épouvantable, mais vous n'avez même pas le courage de me répondre. Il y avait d'autres moyens de dire les choses en protégeant vos petites fesses. Mais vous n'avez que votre propre survie en ligne de mire.

Spoiler: vous sentez déjà le cadavre. Jésus a un terme qui vous va bien: « sépulcres blanchis »⏹️

— Natalia Trouiller, sur Twitter/X

02/09/2026 « Information importante » d'Arthur Gouhier, Directeur Général

Le Directeur Général

À l'attention de tous les parents d'élèves du Groupe Chartreux

Lyon, le mardi 02 septembre 2026

Madame, Monsieur,

Je vous prie de prendre connaissance d'un communiqué de Monseigneur de Germay relatif à l'arrêt de mission du Père Plessy à l'Institution des Chartreux à Lyon.

J'ai pour ma part été informé de ces éléments le 31 août.

Ce communiqué va sans doute provoquer de vives émotions, je reste bien entendu à votre disposition pour tout échange que vous souhaiteriez avoir à ce sujet.

Je sais pouvoir compter sur l'engagement de tous nos enseignants et du conseil de direction pour que nous restions totalement engagés en cette rentrée, pour le bien de nos étudiants et de nos élèves.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes sentiments les plus dévoués.

Arthur Gouhier

— Site Internet des Chartreux

04/09/2026 Second thread Twitter/X de Natalia Trouiller

La vérité commence à sortir.

Et le bal des faux-culs continue.

https://www.la-croix.com/religion/lyon-un-pretre-a-la-tete-d-un-groupe-scolaire-demis-apres-une-relation-avec-une-eleve-majeure-20260902

Cette citation est collector:

Depuis ces révélations, de nombreux observateurs dans la sphère catholique se sont indignés du vocabulaire employé dans le communiqué, laissant imaginer une relation possiblement consentie entre deux adultes. D'autant que l'institution ecclésiale s'est souvent vue reprocher, ces dernières décennies, d'utiliser un langage euphémisant pour parler de violences sexuelles, ou d'invoquer de vagues « raisons de santé » pour dissimuler des motifs parfois très graves.

S'il entend le reproche d'euphémisme, le diocèse assure avoir voulu avant tout respecter le droit : « Nous n'avons aucun droit de qualifier les faits avant qu'ils ne soient jugés, que ce soit par la justice civile ou canonique », insiste Christophe Ravinet, pour qui « le soutien à la jeune femme a toujours été la ligne directrice du diocèse ».

— La Croix

Alors bon moi je cherche le soutien à la jeune femme dans le communiqué et OH SURPRISE bah je le trouve pas.

Mais l'archevêque apporte son soutien à l'ensemble de la communauté éducative des Chartreux.

De la pudeur, sans doute.

Ayant été informé au mois de juin 2026 de la relation que le directeur du groupe scolaire des Chartreux, prêtre, a entretenu avec une étudiante majeure placée sous son autorité, Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a demandé l'ouverture d'une enquête canonique et a pris à son encontre des mesures conservatoires : le retrait de sa mission de directeur, l'interdiction d'entrer en contact avec la personne concernée et de se rendre sur les sites de l'institution des Chartreux ainsi que l'interdiction d'exercer tout ministère dans le diocèse de Lyon. Un signalement pénal a également été effectué auprès du Procureur de la République de Lyon afin que les vérifications nécessaires puissent être diligentées.

Ces décisions ont été prises en conformité avec le Code de droit canonique et le Statut de l'Enseignement catholique, en lien avec la tutelle du groupe scolaire ainsi qu'avec le directeur diocésain de l'Enseignement catholique du diocèse de Lyon. Elles n'ont pas été communiquées dans un premier temps par respect pour la demande de confidentialité de la jeune femme majeure. Au terme de cet été, il est apparu indispensable que la communauté éducative soit informée et qu'une enquête interne puisse être diligentée.

L'archevêque de Lyon apporte son soutien à l'ensemble de la communauté éducative des Chartreux et, malgré la gravité de cette affaire, l'encourage à poursuivre sa mission sous la direction du nouveau directeur du groupe scolaire.

Pour toute question : Christophe Ravinet-Davenas, relations presse diocèse de Lyon – 06 50 42 02 04.

— Diocèse de Lyon

Donc, question, @diocesedelyon @p_loic_gre : allez vous présenter vos excuses à la jeune femme qui a lu partout sur internet ce genre de commentaires, grâce à votre incurie ?

Et arrêter de chouiner parce que la gosse demande le dépaysement de l'affaire au TPCN ?

MAIS OUI COMMENT SE FAIT-IL QU'ELLE N'AIT PLUS CONFIANCE EN VOUS VRAIMENT

@diocesedelyon @p_loic_gre Pour info, les Chartreux, eux, ont accueilli la jf d'une façon admirable.

Lui ont écrit un courrier remarquable.

Demandez-leur un coaching la prochaine fois ⏹️

— Natalia Trouiller, sur Twitter/X

04/09/2026 Lettre du Directeur Général aux parents d'élèves du Groupe Chartreux

À l'attention de tous les parents d'élèves du Groupe Chartreux

Lyon, le vendredi 4 septembre 2026

Madame, Monsieur,

Quelques jours après la déflagration, dont nous vivons quotidiennement les secousses, de l'annonce des faits concernant notre ancien directeur général, je tiens aujourd'hui à m'adresser à nouveau à vous, parents d'élèves.

Vous redire tout d'abord combien nous sommes affectés par cette crise mais combien vos messages de soutien et notre sens du devoir nous conduisent à tout faire pour que cette rentrée soit la plus normale possible pour nos élèves et nos étudiants. Vous dire également que l'équipe de direction des Chartreux contribue, à sa place, à la révélation de la vérité et de toute la vérité, quelle qu'elle soit.

Je souhaite également vous redonner les éléments en notre possession à ce jour pour évoquer l'affaire avec vos enfants. Ces éléments ont été transmis aux enseignants à tous les niveaux de classe, afin que ceux-ci puissent répondre aux éventuelles questions de leurs élèves et étudiants.

  1. Des enquêtes canonique et judiciaire sont ouvertes pour connaître la nature exacte des faits. Nous n'avons rien à en dire d'autre, faute d'informations.
  2. Afin de protéger la jeune femme concernée par l'affaire, nous ne dévoilerons pas ni sur quel site des Chartreux elle était scolarisée l'année dernière, ni si elle est toujours scolarisée au sein du Groupe.
  3. Nous mettons en place avec un cabinet privé qui a accompagné d'autres établissements scolaires confrontés à ce type d'affaires, une cellule d'écoute et d'accompagnement téléphonique pour les adultes et élèves qui auraient besoin de parler. Nous vous donnons plus d'informations sur ce point dans la suite de ce courrier.
  4. Les élèves sont invités, pendant le temps scolaire, à se consacrer pleinement à leur rentrée, à leurs cours, à leur travail.

Par ailleurs, voici la manière dont nous avons décidé d'aborder cette affaire avec nos élèves.

Nous avons réuni avant-hier et hier, par promotion, les étudiants postbac de l'ensemble de nos sites. Hier l'ensemble des élèves de première et aujourd'hui les élèves de seconde et de 3ème à la Croix Rousse. Lundi nous nous adresserons aux élèves de Terminale.

À l'ensemble de ces élèves et étudiants, nous avons essentiellement communiqué les 4 points ci-dessus et avons laissé la place à leurs éventuelles questions.

Pour les autres élèves du collège Croix Rousse (4e, 5e et 6e) et les élèves de nos collèges de Saint-Charles à Lyon et de la Sainte-Famille, nous avons fait le choix de ne pas les rassembler. Nous vous invitons à partager ces éléments avec eux et à leur dire que leurs directeurs, surveillants généraux, maîtres et maîtresses d'externat et, pour les internes, préfet et maîtresses et maîtres d'internat sont disponibles pour évoquer la question s'ils le souhaitent. Faute de cette discussion dans le cadre familial, il est à craindre que nos jeunes auront d'autres lieux d'échanges : la cour de récréation, les réseaux…

Pour les élèves de nos écoles, nous vous laissons évoquer la question ou non, en fonction de la sensibilité de votre enfant et de son niveau d'information.

Comme je l'évoquais plus haut, nous mettons dès ce soir, un numéro vert d'écoute et d'aide psychologique avec le cabinet Pros Consulte à l'attention de nos élèves de plus de 16 ans, de nos parents d'élèves, de nos salariés et enseignants et de nos anciens élèves :

0800 732 581

suivi de la touche « * » afin d'être mis en relation directement avec un professionnel.

Je remercie l'ensemble du corps enseignant, tous nos personnels et le conseil de direction pour le travail accompli en cette semaine de rentrée si particulière, et vous prie de croire, Madame, Monsieur, en notre entier dévouement.

Arthur Gouhier

04/09/2026 Réaction de Mgr Loïc Lagadec, au micro de RCF

En complément du communiqué publié cette semaine, je souhaiterais expliciter ceci.

Il y a des éléments graves dans cette affaire et il revient à la justice civile et à la justice canonique de les qualifier. Cependant la dissymétrie des situations, le rapport d'autorité, la différence d'âge nous ont fait prendre des mesures ecclésiales fortes. Monseigneur de Germay a démis l'ancien directeur de ses fonctions, a décidé de restrictions préventives de son ministère de prêtre. Nous avons pris au sérieux la parole de la personne qui a pris contact avec la cellule d'écoute, nous l'avons cru et pris des décisions, nous lui exprimons notre considération. Nous souhaitons aussi que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Et le cas échéant, nous encourageons toutes les personnes ayant des informations à ce sujet à les communiquer à la cellule d'écoute ou à les signaler au procureur de la République.

— RCF

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