L'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre mis en cause par un collectif de victimes dans Oise Hebdo

Un vif échange s'en est suivi, par droit de réponse puis réponse à celui-ci.

  Semaine du 3 au 9 août 2026 (article 5/11)  

Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (4)

Le 18 juillet dernier, un article paraissait dans Oise Hebdo. Le collectif des victimes de l'ICRSP y dénonçait un rapport resté sans conséquence depuis sa rédaction en février 2014. Rapport qui retrace les supposées dérives sectaires de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre : « Douze ans d'inaction, de silence. Une forme de complicité dès lors » accusait alors le collectif.

Dans sa note sur les abus sexuels, spirituels et dérives sectaires au sein de l'ICRSP, le collectif rapporte que « 12 ans plus tard, la parole se libère doucement. Les témoignages commencent à se faire connaître : aux USA particulièrement pour la branche féminine de l'ICRSP ; en France pour certains prêtres ou familles qui dénoncent abus et emprise. ». Il rapporte aussi : « Depuis quelques mois, néanmoins, les langues se délient peu à peu à la suite de plusieurs affaires. Depuis la création de notre collectif, des témoignages sont arrivés, révélant des affaires jusque-là étouffées, des cas de prêtres abuseurs déplacés systématiquement au Gabon, etc. ».

Oise Hebdo

À la suite de cet article, l'ICRSP a fait paraître un droit de réponse dénonçant « des allégations anonymes, des ragots ou des propos invérifiables ».

Le rapport dont il fait état n'est pas un rapport ni même une enquête « des évêques de France » mais un document adressé aux Évêques de France et compilant des allégations anonymes, des ragots ou des propos invérifiables, dont l'auteur n'a pas vérifié, même sommairement, la crédibilité alors même que certaines d'entre elles sont truffées d'erreurs factuelles et objectives.

[…]

Ce prétendu « collectif » relève qu'aucune plainte n'a été déposée par la victime alléguée, et pour cause. Une enquête canonique a, en effet, été menée concernant ce membre de l'ICRSP qui a abouti à l'affirmation de son innocence : la victime alléguée l'a mis formellement hors de cause ! L'enquête se terminait par ce constat : « L'innocence de l'accusé est pleinement démontrée. »

Droit de réponse, dans Oise Hebdo

Cette semaine, le Collectif des victimes de l'ICRSP répond à son tour au droit de réponse.

De nombreuses victimes, en France et à l'étranger (prêtres et séminaristes, religieuses, parents de clercs, laïcs) témoignent de leurs souffrances et d'abus de différentes natures. Certains ont alerté il y a plus de vingt ans sans être suffisamment entendus. Le collectif créé au printemps dernier a pour but de compiler l'ensemble de leurs témoignages, les nombreuses preuves, et de les aider à coordonner leurs actions. Il ne s'agit en aucun cas d'une initiative individuelle comme tente de le faire croire l'ICRSP.

Nous déplorons enfin qu'au lieu de prendre le temps d'écouter les plaignants et de reconnaître la vérité, il soit systématiquement tenté de les isoler, de les discréditer, de faire croire à de la médisance, de travestir la vérité. Et de faire subir des pressions à ceux qui ont le courage de dénoncer des agissements indignes d'une organisation chrétienne."

Réponse du Collectif des victimes de l'ICRSP, dans Oise Hebdo

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