Institut du Christ Roi Souverain Prêtre : un rapport sur des dérives sectaires présumées resté sans suite depuis 2014

Le document est demeuré confidentiel. Un collectif dénonce « douze ans d'inaction ».

  Semaine du 13 au 19 juillet 2026 (article 4/7)  

Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (2) Sœurs adoratrices du Cœur Royal de Jésus (ICRSP) (1)

Un rapport confidentiel a été rédigé en février 2014 par sœur Chantal-Marie Sorlin, ancienne juge d'instruction, à l'occasion de la création du Bureau des dérives sectaires de la Conférence des évêques de France. Ce rapport retrace les dérives sectaires présumées de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP). Douze ans plus tard, le document n'a jamais été rendu public et n'aurait connu aucune suite. Un collectif de présumées victimes, créé en mars 2026, dénonce cette absence de réaction : « Douze ans d'inaction, de silence. Une forme de complicité dès lors. »

En effet, où se situe la maison provinciale à Montagny-Sainte-Félicité dans une vaste propriété de Loisy occupée depuis quelques années par l'ICRSP, près d'Ermenonville, un religieux (cité dans le dossier des évêques de France de 2014) est accusé d'abus sur l'un de ses proches. Le collectif créé en mars 2026 dénonce un rapport des évêques de France pour lequel il n'y a « pas de suite ». Et d'ajouter que « rien n'est fait depuis 2014 ». Cependant, à la connaissance du collectif, aucune plainte n'aurait été déposée contre ce membre de l'Église.

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Le rapport rédigé en 2014 par sœur Chantal-Marie Sorlin, ancienne juge d'instruction, à l'occasion de la création du Bureau des dérives sectaires dépendant de la Conférence des évêques de France, est resté confidentiel et n'a jamais été rendu public.

Oise Hebdo

Selon le collectif, « la parole se libère doucement » : des témoignages émergent pour la branche féminine de l'institut, les Sœurs adoratrices du Cœur Royal de Jésus (ICRSP).

De plus, « Depuis la création de notre collectif, des témoignages sont arrivés, révélant des affaires jusque-là étouffées, des cas de prêtres abuseurs déplacés systématiquement au Gabon, etc. ».

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