CRR : Brigitte Debernardy succède à Antoine Garapon
Antoine Garapon assurait jusqu'alors la présidence de la CRR depuis sa création en 2021.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 17 juillet 2026Une nouvelle présidente pour la Commission Reconnaissance et Réparation
La Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) est une instance indépendante fondée le 18 novembre 2021 à l'initiative de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF), à la suite de la publication du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (CIASE). Sa finalité est d'accompagner les personnes victimes de religieux/ses, mineures ou majeures au moment des faits, de reconnaître les violences sexuelles subies et d'en réparer les conséquences, autant que faire se peut. Elle fait ainsi œuvre de justice.
Le 23 octobre 2024, l'Église protestante unie de France (EPUdF) a confié à la Commission reconnaissance et réparation (ci-après la Commission) la mission d'écouter, reconnaître, réparer et restaurer les victimes de violences sexuelles commises par des personnes qui, au moment des faits, étaient en responsabilité au sein de l'EPUdF. Le magistrat Antoine Garapon- ancien membre de la CIASE – en a été le premier président, l'a mise sur pied et présidée de novembre 2021 au 7 juillet 2026.
Une nouvelle présidente
Nouvelle présidente désignée par la CORREF, Brigitte Debernardy lui succède. Brigitte Debernardy est contrôleuse générale des armées. Première femme nommée cheffe de groupe de contrôle en 2015, elle a exercé des responsabilités de contrôle, d'audit, d'évaluation et de conseil auprès des plus hautes autorités du ministère de la Défense. Spécialiste des questions de ressources humaines, de gouvernance et de prévention des risques, elle a notamment été chargée en 2014, avec l'Inspection générale des armées, d'une enquête ministérielle sur les agressions, violences et harcèlements sexuels au sein du ministère de la Défense, ainsi que de la mise en place de dispositifs d'accompagnement et de prévention.
Elle a présidé ces deux dernières années la Commission d'étude indépendante mise en place par la communauté Fondacio pour analyser l'histoire du mouvement et le mécanisme des abus commis dont le rapport est attendu à l'automne.
La Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) poursuit avec détermination sa mission avec une nouvelle présidence. Une équipe de plus de 30 référents est pleinement engagée et disponible. Elle est à la disposition de toute personne victime d'un membre d'un institut religieux ou d'une communauté ayant adhéré à la CRR.
— Corref
Informations complémentaires
CRR (Commission de reconnaissance et réparation)
- https://www.rcf.fr/articles/actualite/abus-sexuels-antoine-garapon-nomme-president-de-la-commission-independante
- https://annuaire.viereligieuse.fr/instituts
- https://www.reconnaissancereparation.org/
- https://www.reconnaissancereparation.org/faq
- https://www.inirr.fr/
- https://www.viereligieuse.fr/une-nouvelle-presidence-pour-la-commission-reconnaissance-et-reparation-crr/
- https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/abus-dans-les-ecoles-catholiques-des-lasalliens-la-clause-de-confidentialite-qui-scandalise-les-victimes-8538842
- https://www.la-croix.com/religion/violences-sexuelles-chez-les-freres-des-ecoles-chretiennes-une-clause-de-confidentialite-qui-ne-passe-pas-20260212
Présentation
À l'issue de son assemblée générale à Lourdes en novembre 2021, La Corref a voté à l'unanimité la mise en place de la commission de reconnaissance et réparation (CRR) 🡵.
La CRR a été créée pour reconnaître et réparer les personnes victimes de violences sexuelles présumées commises par des membres d'instituts religieux.*
La commission a vocation à accompagner dans sa démarche de reconnaissance et de réparation, toute personne victime de violences sexuelles commises par un religieux ou une religieuse, membre d'un institut de la Corref (liste des membres de la Corref) ou par un membre d'une association de fidèles et institution menant la vie commune et volontairement affiliée à la CRR - sans avoir à devenir membre de la Corref - (liste des communautés adhérentes [disponible sur le site Internet de la CRR]). La CRR est compétente, quelle que soit la nationalité de la victime, pour tous les faits présumés commis sur le territoire national ou à l'étranger.
La personne qui saisit la CRR doit avoir été mineure ou majeure « en situation de vulnérabilité » au moment des faits, la notion de vulnérabilité étant entendue largement. Il s'agit le plus souvent de religieuses au noviciat ou cloîtrées ou d'un adulte abusé dans le cadre d'un accompagnement spirituel ou au séminaire.
La CRR prend en compte la parole de la victime pour apprécier la gravité des faits dénoncés ainsi que les conséquences des violences subies. La CRR n'a pas de pouvoir d'enquête. Face à l'impossibilité d'établir la preuve des faits, compte-tenu de l'ancienneté des faits subis par un enfant dans l'intimité et le secret, sans témoins ni preuves objectives, la justice restaurative s'en remet à la vraisemblance d'un récit de vie.
La CRR détermine en fonction de chaque personne, les modalités de réparation possibles, réparations financières et non financières.
* Une autre commission, l'Inirr, est compétente pour les abus commis non par des religieux mais par des prêtres diocésains.
Président
- 2021-2026 : Antoine Garapon 🡵
- Depuis 2026 : Brigitte Debernardy 🡵
CRR et clause de confidentialité
Par le passé, la CRR a accepté que des indemnisations de victimes incluant une clause de confidentialité, comme cela a été le cas avec les Frères des écoles chrétiennes : « De juillet 2022 à mars 2023, la CRR a piloté de A à Z la signature de 13 protocoles avec clause de confidentialité conclus entre les FEC et des victimes pour un montant total de 421 125 euros » 🡵.
Depuis, pour Antoine Garapon : « Nous sommes résolument contre, explique son président. Les victimes qui ont souffert du silence pendant des décennies se retrouvent à nouveau contraintes au silence. » 🡵
Contact
Par courrier : 28, rue Lhomond 75005 Paris
Par tél : 09 73 88 25 71 du lundi au vendredi de 9h
https://www.reconnaissancereparation.org/
Conférence des religieux et religieuses de France (Corref)
- https://www.viereligieuse.fr/
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_des_religieux_et_religieuses_de_France
- https://eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2016/01/Pr%C3%A9sentation-de-la-Corref.pdf
- https://eglise.catholique.fr/actualites/364191-frere-nicolas-capelle-je-sens-une-belle-vitalite-pour-la-vie-religieuse/
- https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/367093-la-corref-accueille-son-nouveau-president/
- https://missionetmigrations.catholique.fr/echanger/religieuses-et-religieux/288797-corref-conference-des-religieux-et-des-religieuses-de-france/
- https://www.rcf.fr/articles/actualite/veronique-margron-reelue-a-la-presidence-de-la-corref
- https://www.riposte-catholique.fr/archives/163436
- https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2025-11/conference-religieux-religieuses-france-assemblee-presidence.html
- https://www.viereligieuse.fr/une-nouvelle-presidence-pour-la-corref/
La Corref (Conférence des religieux et religieuses de France) est née en 2008 de la fusion de deux conférences 🡵 :
- la CSM (Conférence des supérieures majeures – congrégations féminines).
- la CSMF (Conférence des supérieurs majeurs de France – instituts masculins).
Présidents de la Corref
| Dates | Présidents | Vice président(s) |
|---|---|---|
| 2008-2010 | Frère Nicolas Capelle 🡵 | ? |
| 2010-2013 | Dom Jean-Pierre Longeat (premier mandat) 🡵 | Sœur Chantal Parmentier Sœur Florence de la Villéon 🡵 |
| 2013-2016 | Dom Jean-Pierre Longeat (second mandat) 🡵 | Sœur Joëlle Ferry Sœur Marie-Thérèse Chaillou 🡵 |
| 2016-2021 | Sœur Véronique Margron (premier mandat) 🡵 | Père Marc Botzung Père Daniel Federspiel 🡵 |
| 2021-2025 | Sœur Véronique Margron (second mandat) 🡵 | Sœur Anne Chapell Frère Michel Laloux 🡵 puis dans un second temps Père Jean-Pascal Lombart 🡵 |
| Depuis 2025 | Père Jean-Pascal Lombart 🡵 | Sœur Marie-Laure Dénès Sœur Ann Almodovar 🡵 |
La Corref fonctionne avec une présidence à trois : un président (ou présidente) et deux vice-présidents, selon un principe de complémentarité (un président homme est généralement entouré de deux religieuses, une présidente femme de deux religieux).
Voir aussi :