Père Jean-Pierre Rognon : appel à témoins des Missionnaires du Sacré-Cœur
Six victimes ont déjà été entendues et accompagnées par la CRR.
APPEL A TEMOINS
Les Missionnaires du Sacré-Cœur (MSC) ont eu connaissance d'agressions sexuelles commises par Jean-Pierre Rognon, alors religieux-prêtre de leur communauté.
Six victimes ont été entendues et accompagnées dans le cadre du processus mis en place par la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR). Elles ont dénoncé des agressions commises à Nîmes et lors de camps de vacances dans le Doubs et en Alsace, entre les années 1960 et les années 1990.
Les Missionnaires du Sacré-Cœur reconnaissent le mal physique, moral et spirituel qui a été fait. Ils ont écouté et cru les témoignages de ces personnes victimes. Ils ont mis en œuvre les réparations recommandées par la CRR et des cérémonies mémorielles ont eu lieu dans la paroisse Saint François de Nîmes et à la maison-mère d'Issoudun où des plaques mémorielles ont également été posées.
Afin de poursuivre cette démarche, les MSC invitent toute personnes ayant eu connaissance ou ayant été victimes d'agressions de nature sexuelle par Jean-Pierre Rognon :
- À porter plainte auprès des services de police et de gendarmerie.
- Ou à prendre contact avec :
- Soit les Missionnaires du Sacré-Cœur
38, Place du Sacré-Cœur BP 154 36105 ISSOUDUN CEDEX
Email : danielauguie@orange.fr ou Tél. : 06 15 10 60 70- Soit la Commission Reconnaissance et Réparation
(https://www.reconnaissancereparation.org) :
accueil@crr.contact ou 09-73-88-25-71Pour la CRR
Antoine Garapon, PrésidentPour les MSC
Daniel Auguié, Provincial
Informations complémentaires
Père Jean-Pierre Rognon
Dates clés
- 1942 Naissance 🡵
- 2008 Condamné par le tribunal de Châteauroux pour des faits remontant à 1990 à un an de prison avec sursis, deux ans de mise à l'épreuve, un suivi de soins, 1 500 euros en dommages. Il est aussi inscrit, au fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles 🡵
- 2015 Retour à l'état laïc 🡵
- 2025 La juge du tribunal judiciaire de Nîmes a accepté de nommer un expert, reconnaissant comme légitime une demande en civil 🡵
- 2026 Les missionnaires du Sacré-Cœur lancent un appel à témoins 🡵
Six victimes ont été entendues et accompagnées dans le cadre du processus mis en place par la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR). Elles ont dénoncé des agressions commises à Nîmes et lors de camps de vacances dans le Doubs et en Alsace, entre les années 1960 et les années 1990 🡵. L'Église a dépensé 253 000 € de dommages et intérêts pour les victimes de cet ex-prêtre 🡵
Missionnaires du Sacré-Cœur
Les Missionnaires du Sacré-Cœur (MSC) ont été fondés par le Père Jules Chevalier le 8 décembre 1854, fête de l'Immaculée Conception. Leur fondateur (1824-1907) leur a donné pour devise et donc pour mission qu’« Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus » 🡵.
Voir aussi :
CRR (Commission de reconnaissance et réparation)
- https://annuaire.viereligieuse.fr/instituts
- https://www.reconnaissancereparation.org/
- https://www.reconnaissancereparation.org/faq
- https://www.inirr.fr/
- https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/abus-dans-les-ecoles-catholiques-des-lasalliens-la-clause-de-confidentialite-qui-scandalise-les-victimes-8538842
- https://www.la-croix.com/religion/violences-sexuelles-chez-les-freres-des-ecoles-chretiennes-une-clause-de-confidentialite-qui-ne-passe-pas-20260212
La CRR a été créée pour reconnaître et réparer les personnes victimes de violences sexuelles présumées commises par des membres d'instituts religieux.*
La commission a vocation à accompagner dans sa démarche de reconnaissance et de réparation, toute personne victime de violences sexuelles commises par un religieux ou une religieuse, membre d'un institut de la Corref (liste des membres de la Corref) ou par un membre d'une association de fidèles et institution menant la vie commune et volontairement affiliée à la CRR - sans avoir à devenir membre de la Corref - (liste des communautés adhérentes [disponible sur le site Internet de la CRR]). La CRR est compétente, quelle que soit la nationalité de la victime, pour tous les faits présumés commis sur le territoire national ou à l'étranger.
La personne qui saisit la CRR doit avoir été mineure ou majeure « en situation de vulnérabilité » au moment des faits, la notion de vulnérabilité étant entendue largement. Il s'agit le plus souvent de religieuses au noviciat ou cloîtrées ou d'un adulte abusé dans le cadre d'un accompagnement spirituel ou au séminaire.
La CRR prend en compte la parole de la victime pour apprécier la gravité des faits dénoncés ainsi que les conséquences des violences subies. La CRR n'a pas de pouvoir d'enquête. Face à l'impossibilité d'établir la preuve des faits, compte-tenu de l'ancienneté des faits subis par un enfant dans l'intimité et le secret, sans témoins ni preuves objectives, la justice restaurative s'en remet à la vraisemblance d'un récit de vie.
La CRR détermine en fonction de chaque personne, les modalités de réparation possibles, réparations financières et non financières.
* Une autre commission, l'Inirr, est compétente pour les abus commis non par des religieux mais par des prêtres diocésains.
CRR et clause de confidentialité
Par le passé, la CRR a accepté que des indemnisations de victimes incluant une clause de confidentialité, comme cela a été le cas avec les Frères des écoles chrétiennes : « De juillet 2022 à mars 2023, la CRR a piloté de A à Z la signature de 13 protocoles avec clause de confidentialité conclus entre les FEC et des victimes pour un montant total de 421 125 euros » 🡵.
Depuis, pour Antoine Garapon : « Nous sommes résolument contre, explique son président. Les victimes qui ont souffert du silence pendant des décennies se retrouvent à nouveau contraintes au silence. » 🡵
Commission Reconnaissance et Réparation (CRR)
Par courrier : 28, rue Lhomond 75005 Paris
Par tél : 09 73 88 25 71 du lundi au vendredi de 9h
https://www.reconnaissancereparation.org/