Le combat des collectifs de victimes du Finistère pour faire apposer une plaque mémorielle à l'entrée d'établissements scolaires

La DDEC ne semble pas pressée que le projet se concrétise.

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Collège Saint-Pierre, au Relecq-Kerhuon (8) Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (6) Enseignement privé catholique (237) Diocèse de Quimper (22)

Les collectifs de victimes du Collège Saint-Pierre, au Relecq-Kerhuon et du Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon demandent qu'une plaque mémorielle soit apposée à l'entrée des établissements. L'évêque a accordé un accueil favorable à cette demande, mais les collectifs se heurtent à présent à la lenteur de la DDEC du Finistère.

Communiqué du collectif Saint Pierre
Lundi 22 Juin 2026

Nous sommes fatigués mais aussi indignés devant une situation incompréhensible.

En effet, depuis plusieurs mois, nous sommes baladés par la direction diocésaine de l'enseignement catholique du Finistère, qui refuse, sans le dire officiellement, que soient apposées des plaques mémorielles à l'entrée des établissements concernés.

Pourtant, l'évêque de Quimper avait donné un écho favorable à cette demande essentielle, qui revient tout simplement à reconnaître l'existence des nombreux actes délictueux et criminels qui se sont produits dans ces établissements, sous le contrôle de l'évêché et de l'État français.

Il semble que l'organisation interne des évêchés, puisque les évêques nomment officiellement les DDEC (Directeurs diocésains de l'enseignement catholique), ne permette pas à ceux-ci de contrôler le fonctionnement de l'organisation dont ils sont l'autorité de tutelle. Cette situation donne un éclairage édifiant sur l'enseignement catholique et pourrait même expliquer, au moins partiellement, les raisons pour lesquelles, aujourd'hui encore, des situations problématiques touchent spécifiquement l'enseignement catholique, alors que l'enseignement public s'en est affranchi depuis longtemps.

Concrètement, puisque le DDEC du Finistère ne veut pas nous entendre, les membres et les sympathisants de nos deux collectifs lui envoient, par lettre, dès ce matin, un cotontige, pour l'aider à déboucher ses oreilles.

Nous exigeons d'être entendus afin que la plus simple des réparations des violences subies puisse enfin, parfois des décennies plus tard, être entreprise.

Nous ne renoncerons pas, et si l'Église renonce à reconnaître ses responsabilités, les élus locaux devront se substituer à son atonie et prendre leurs responsabilités en apposant les plaques mémorielles sur la voie publique, devant les établissements concernés.

Didier VINSON – Porte parole du collectif saint pierre +33 6 62 89 80

Communiqué collectif des victimes de Kreisker Ste Ursule de Saint Pol de Léon
Lundi 22 juin 2026

Aujourd'hui, nous sommes profondément indignés et en colère par une situation que nous peinons à comprendre.

Depuis plusieurs mois, nous avons le sentiment de nous heurter à une absence de décision claire de la part de la direction diocésaine de l'enseignement catholique du Finistère concernant notre demande d'apposition de plaques mémorielles à l'entrée des établissements concernés.

Pourtant, cette demande avait reçu un accueil favorable de la part de l'évêque de Quimper. Pour nous, cet acte mémoriel constitue un geste essentiel : il ne s'agit ni de stigmatiser les établissements actuels, ni de raviver les divisions, mais simplement de reconnaître publiquement l'existence de violences graves — parfois criminelles — qui ont marqué durablement des générations d'enfants.

Cette reconnaissance est indispensable, non seulement pour les victimes, mais aussi pour la mémoire collective. Les difficultés actuelles soulèvent également des interrogations plus larges sur le fonctionnement institutionnel de l'enseignement catholique et sur la capacité réelle de ses structures de gouvernance à répondre rapidement et clairement à de telles situations. Elles interrogent aussi les mécanismes de silence qui, durant des décennies, ont permis à ces violences de perdurer.

Face à ce blocage, les membres et sympathisants de nos deux collectifs ont choisi un geste symbolique : adresser ce jour un courrier accompagné d'un coton-tige à la direction diocésaine, afin d'exprimer, de manière pacifique mais déterminée, leur sentiment de ne pas être suffisamment entendus.

Notre demande est pourtant simple : être écoutés et permettre qu'une première forme de réparation, même tardive, puisse enfin voir le jour. Nous n'abandonnerons pas cette démarche.

Si l'Église devait renoncer à assumer pleinement ses responsabilités dans ce travail de mémoire, nous appelons les élus locaux à prendre le relais et à soutenir l'installation de plaques mémorielles sur la voie publique, à proximité des établissements concernés. La mémoire, la reconnaissance et la prévention ne peuvent plus attendre

Gildas MARIE Coordinateur du collectif Kreisker – Sainte-Ursule +33 6 86 14 96 51

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