Enseignement privé catholique du diocèse de Nantes : des signalements retrouvés dans les archives

Une information donnée par Mgr Laurent Percerou au cours d'une interview.

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Une interview de Mgr Laurent Percerou sur KTO nous apprend que l'évêque a attendu 2025 pour regarder dans les archives, et découvrir que des signalements avaient été faits au sujet de violences physiques et sexuelles dans les établissements scolaires privés catholiques du diocèse de Nantes. Ce qui n'empêche malheureusement pas l'évêque de résumer la situation à son arrivée à de simples rumeurs.

Que contiennent ces signalements ? De quand datent-ils ? Ces questions restent malheureusement en suspens. Dans tous les cas, un éclaircissement serai le bienvenu avant la demande de pardon qui aura lieu le 27 juin.

On avait depuis des années des rumeurs. C'était de l'ordre de la rumeur. Il y avait eu des tags sur l'établissement, l'année où je suis arrivé en 2020-2021 après le rapport de la CIASE. Et puis il se disait des choses, il se murmurait des choses, mais sans qu'on ait des faits très précis. Et donc il y a eu deux signalements au printemps 2025, dont une famille que j'ai pu rencontrer avec le directeur diocésain, dont le fils d'ailleurs s'était donné la mort. Et donc là, on a dit, on ne peut pas rester comme ça : maintenant trop c'est trop, d'une certaine manière. Et donc on a décidé de faire un appel à témoignage et puis aussi d'aller regarder dans nos archives, d'aller fouiller ce qu'on avait sans doute, et on aurait dû le faire mais qu'on n'avait pas fait, aller regarder. On avait retrouvé des signalements qui avaient eu lieu avant. Donc on a fait cet appel à témoignage et donc 133 victimes, personnes victimes se sont signalées à la cellule d'accueil du diocèse et il y a eu un très beau travail que je tiens à souligner entre la cellule accueil et écoute du diocèse et la direction diocésaine de l'enseignement catholique avec ses propres services pour porter ensemble la parole des victimes. Toute cette parole recueillie a été confiée au procureur de la République qui a ouvert des enquêtes. On a pu inviter les personnes victimes à se signaler à l'instance nationale indépendante de réparation l'INIRR, à Paris, de manière à ce qu'aucune victime qui s'est signalée ne soit oubliée. On leur a écrit au mois de novembre pour leur faire un état des lieux. Moi, j'ai pu leur faire un courrier pour reconnaître la responsabilité de l'enseignement catholique de l'église pour ces faits qui se sont passés là, comme on l'avait fait en 2021 pour l'église de France. Et puis nous allons, le 27 juin, apposer une plaque en mémoire des victimes. Il va s'agir de simplement reconnaître la souffrance vécue, les vies brisées, et avoir pour nous église catholique, enseignement catholique, une parole de pardon à demander à toutes ces victimes, sachant que je suis très prudent quand on parle du pardon parce que je comprends très bien qu'on ne veuille pas pardonner. Et donc il ne s'agit pas pour moi d'exiger un pardon mais simplement de dire : « nous sommes, nous église catholique, en posture de reconnaissance. Nous sommes, nous église catholique, en posture d'humilité et nous sommes prêts, nous voulons vraiment vous demander pardon pour ce qui s'est passé et nous engager — parce que ça c'est important — à mettre tout en œuvre — ce que nous faisons déjà —- à mettre tout en œuvre pour que notre église et donc l'enseignement catholique puisse être autant que cela est possible, une maison sûre où l'évangile du Christ, le respect de la personne humaine, le respect de la dignité des personnes puisse être au cœur.

Mgr Laurent Percerou sur KTO TV, à partir de 19:00

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