Ecole Notre-Dame-de-Lourdes, à Sainte-Pazanne : deux plaintes ont été déposées par des anciennes élèves

<<   Semaine du 11 au 17 mai 2026 (article 5/8)   >>

Ecole Notre-Dame-de-Lourdes, à Sainte-Pazanne : deux plaintes ont été déposées par des anciennes élèves

Elles visent un instituteur et ancien directeur de l'école, en poste de 1969 à 1996.

Ecole Notre-Dame-de-Lourdes, à Sainte-Pazanne (1) Diocèse de Nantes (19) Enseignement privé catholique (224)

À ce jour, deux plaintes ont été déposées à l'encontre de cet instituteur et ancien directeur de l'école, en poste à Sainte-Pazanne de 1969 à 1996. L'une pour viol, l'autre pour attouchements. À la cellule régionale d'accueil et d'écoute des victimes mise en place par le diocèse de Nantes, deux signalements concernant cette école ont été recensés. Convoqué par les gendarmes l'été dernier, l'ancien directeur d'école, aujourd'hui octogénaire, a tout contesté. Contacté par Ouest-France, il réfute toutes ces accusations" et reste présumé innocent.

Le parquet a classé le dossier, les faits étant prescrits. Pour les plaignantes, du point de vue judiciaire, reste la possibilité d'une procédure au civil. Une action encore marginale selon les dires de l'avocate nantaise, Cécile de Oliveira. « À la différence d'une procédure pénale, c'est à la victime de rassembler les preuves. C'est donc, pour elle, une charge psychologique et financière non négligeable. Cela repose notamment sur une expertise psychologique attestant que des agissements - même prescrits - ont pu avoir un impact sur la victime. »

La procédure permet de passer outre la prescription, pour des personnes qui, comme Madeleine, ressentent le besoin de parler longtemps après les faits. L'une des plaignantes a également pris contact avec l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation (Inirr), qui contribue à la réparation des personnes victimes de pédocriminalité dans l'Église. « Ce qui m'a décidée à parler, cinquante ans plus tard ? Les récentes affaires de Saint-Stanislas (2), à Nantes, ou de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), répond Madeleine . Une question me hante : combien sommes-nous ? »

Ouest France

Informations complémentaires