Le père Alain Pressac condamné à quatre ans de prison dont un an ferme

<<   Semaine du 30 mars au 5 avril 2026 (article 11/14)   >>

Le père Alain Pressac condamné à quatre ans de prison dont un an ferme

Il a également interdiction d'exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs pendant dix ans.

Père Alain Pressac (1) Diocèse d'Orléans (5) Diocèse de Chartres (2)

En mai 2012, le prêtre, âgé de 47 ans, vient d'être envoyé dans le département par le diocèse de Chartres (Eure-et-Loir) après avoir publié des annonces de rencontres homosexuelles, dénoncées par des paroissiens. L'Église l'aide alors à se former au métier d'aide-soignant. Une profession qu'il exerce toujours.

À cette époque, il fréquente un jeune de 19 ans, l'héberge quelques nuits. Puis, un jour, ce dernier invite un adolescent de 15 ans, Nicolas, rencontré sur internet, dans l'appartement du prêtre. Les deux jeunes hommes sont consentants et entament une relation sexuelle. Là, le père Alain Pressac entre dans la chambre, se glisse sous la couette et commence à lui lécher les pieds puis les jambes, avant de lui faire une fellation.

« Le traumatisme est toujours là. Il faut qu'il soit mis hors d'état de nuire ! »

« Pour moi, c'est un malentendu », se défend-il, persuadé qu'il s'agissait d'une invitation pour un plan à trois.

« Il y avait le contexte. C'était chez moi. J'aurais dû leur demander : Est-ce que je peux venir ? Puis je ne perçois aucune réaction. C'est quand j'ai vu leurs visages que j'ai compris que je n'étais pas le bienvenu et je suis parti. »

Il raconte avoir brièvement échangé avec la victime, s'être excusé et ne plus jamais l'avoir revue. Mais, quelques années plus tard, Nicolas, issu d'une famille catholique, assiste au baptême de sa nièce et tombe nez à nez avec celui qu'il désigne comme son agresseur. En 2021, il remarque son profil sur un site de rencontres et décide d'écrire au diocèse d'Orléans. Une première lettre, envoyée en 2017, était restée sans réponse. L'évêque assure n'en avoir jamais eu connaissance.

« Le traumatisme est toujours là, confie Nicolas, à la barre. Moi, j'ai subi. Si je lance cette procédure, c'est pour qu'il ne le fasse pas à d'autres personnes. Il faut qu'il soit mis hors d'état de nuire ! »

[…]

Le tribunal l'a finalement reconnu coupable et condamné, comme requis par le parquet, à quatre ans de prison dont un an ferme qui sera effectué sous bracelet électronique. Il a également interdiction d'exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs pendant dix ans. Il a dix jours pour faire appel.

ICI Orléans

Informations complémentaires