Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains : son origine reconnue avec l'apposition d'un panneau
<< Semaine du 2 au 8 mars 2026 (article 5/12) >>
Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains : son origine reconnue avec l'apposition d'un panneau
Des prêtres pédophiles soignés au Pays basque ont contribué à sa construction.
- https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/pays-basque/pays-basque-la-memoire-des-victimes-de-pretres-pedophiles-enfin-gravee-sur-la-chapelle-aux-icones-a-cambo-28128461.php
- https://www.sudouest.fr/faits-divers/affaire-betharram/violences-sexuelles-dans-l-eglise-l-histoire-secrete-des-pretres-pedophiles-soignes-au-pays-basque-23621215.php
La construction de cette chapelle a été lancée par l'abbé Arnaud Courtelarre qui fournissait ainsi des travaux manuels aux prêtres pédophiles accueillis au centre Artzaindeia. Malheureusement, pour les détails, il faudrait que Mgr Marc Aillet ouvre les archives…
Le petit panneau se fait discret, sur la façade de la Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains. Mais il existe. Il résume en des termes clairs l'histoire toujours tue du petit édifice religieux : « Cette chapelle a été construite entre 1956 et 1962. Elle fut réalisée dans le cadre d'un projet novateur de prise en charge médico-psychologique de prêtres venus de la France entière et atteints d'affections psychiatriques, en particulier la pédophilie. » Jean-Baptiste Arreguy accueille cette apposition comme « le rétablissement de la vérité sur les origines de cette chapelle ». L'homme de 75 ans aura ferraillé, pour ce geste de mémoire.
À partir d'une première expérience à Lyon en 1948, plusieurs cliniques pour prêtres vont exister à travers le pays, huit au total. Ce qui est unique avec Cambo, c'est que son règlement exclut les alcooliques et les psychotiques. Si vous enlevez ceux-là, vous trouvez beaucoup plus qu'ailleurs des prêtres auteurs d'abus sexuels."
On commence à considérer les prêtres auteurs d'abus sexuels comme des malades qu'il faut soigner et plus simplement comme des pécheurs
[…]
Le centre de Cambo va soigner quelques dizaines de patients durant six ans, jusqu'en 1962 et son transfert à Bruges, en Gironde. La chapelle aux icônes en est le témoin muet. Les travaux manuels entraient dans la thérapie des prêtres pédophiles. « Ça faisait partie du recadrage spirituel. C'était très symbolique : ceux qui avaient détruit des vies construisaient un lieu de prière », analyse Jean-Baptiste Arréguy.
Informations complémentaires
Diocèse de Bayonne
Évêque : Mgr Marc Aillet
Vicaire général : Père François Bisch
Chancelier : Père Philippe Beitia
Économe diocésain : Philippe Long
Derniers évêques
- 1986-2008 : Mgr Pierre Molères 🡵
- Depuis 2008 : Mgr Marc Aillet 🡵
Voir aussi :