Abbé Jean-Louis Béchu : création d'un collectif

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Abbé Jean-Louis Béchu : création d'un collectif

Sept victimes se sont manifestées à l'Église, et le collectif aurait connaissance de davantage de cas.

Abbé Jean-Louis Béchu (3) Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (5) Diocèse de Quimper (19)

« Un an avant de mourir, mon frère m'a raconté que l'abbé Béchu lui a fait subir des attouchements, entre ses 6 et ses 12 ans », raconte Chantal Failler. Des faits qui datent de 1960 à 1966, quand l'abbé Béchu était curé de la paroisse de Plonéour-Lanvern. « Cela se passait le jeudi après-midi, au presbytère. Daniel m'a raconté que pendant les attouchements, l'abbé lui demandait de l'appeler papa. On peut comprendre les difficultés de mon frère à devenir lui-même père… » Un frère devenu alcoolique qui a passé sa vie à minimiser ce qui lui était arrivé, car « ce ne sont que des attouchements ».

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Pour le collectif, qui a déjà été reçu par l'évêque de Quimper, « les conséquences des traumatismes subis par ces petits garçons sont destructrices, quelle que soit la nature des violences. Des enfants massacrés, des vies volées. » Le collectif, qui s'est réuni une première fois en septembre, veut organiser des réunions publiques dans les endroits où des victimes du père Béchu ont déjà été identifiees : Plonéour-Lanvern, Châteaulin, Plouguerneau. Dans l'idéal, avec un ou une représentante de l'Inirr, à qui les victimes pourraient s'adresser ultérieurement. « La réparation, c'est bien mais ce n'est pas suffisant ; les victimes ne vont pas forcément mieux. On veut que tout le monde sache ce qu'il s'est passé », expliquent les deux femmes, qui estiment à « une centaine » le nombre d'enfants victimes.

Ouest France

Collectif des victimes du père Béchu 🡵

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