A Givors, il reste encore un vitrail du prêtre pédocriminel Louis Ribes

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A Givors, il reste encore un vitrail du prêtre pédocriminel Louis Ribes

Ces œuvres ne représentent qu'une chose : « Ce sont des scènes de crime », selon une victime.

Père Louis Ribes (5) Diocèse de Lyon (17)

Depuis la révélation de l'affaire, en 2021, les œuvres de ce pédocriminel décédé en 1994 sont peu à peu retirées à la demande des victimes. Pourtant, une dernière relique subsiste, contrairement à leur volonté : « On se sent complètement meurtris, touchés et replongés dans notre traumatisme », déplore Luc Gemet, victime du prêtre pendant son enfance. « L'Église a bien compris que les viols d'enfants étaient le moteur pour faire les tableaux, les photos, les vitraux. Donc partout où il y a ça, moi, je suis effondré que des personnes puissent encore voir ce qu'il a fait », poursuit-il. Pour les victimes, ces œuvres ne représentent qu'une chose : « Ce sont des scènes de crime », martèle l'homme.

Ce dimanche 1er mars 2026, sa famille a vivement interpellé le maire de Givors, Mohamed Boudjellaba, et lui a demandé des explications. Ce dernier indique sur Facebook n'avoir : « aucune responsabilité dans le dossier des vitraux de la chapelle puisque celle-ci est gérée par un bail emphytéotique, par une association dont le conseil d'administration, au complet, est le seul souverain pour décider de leur avenir ».

Il dénonce néanmoins un « guet-apens » à quelques jours des élections municipales puisque la scène aurait été filmée par le tiktokeur Belgacem Ben Mokdad, membre de la liste d'opposition Tous pour Givors (divers centre) portée par Jérôme Chabrier.

Un argument que réfute la fille de Luc Gemet, Yasmine Gemet : « Le bail est à l'association sauf que le maire peut, à tout moment, changer la clause en disant qu'il y a un intérêt général pour les victimes et donc dire que les vitraux sont changés dans ce cadre-là ».

France3

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