Collège Rambaud, à La Brède : une enquête ouverte pour violences physiques et sexuelles
<< Semaine du 9 au 15 février 2026 (article 3/17) >>
Collège Rambaud, à La Brède : une enquête ouverte pour violences physiques et sexuelles
Les victimes dénoncent une violence systémique. Les faits remontent aux années 70.
- https://rambaud33.fr/fr/39c1cf7e_8b68_442e_a280_2a7c6c58cb72.html
- https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/c-etait-une-usine-a-casser-les-petits-garcons-une-enquete-ouverte-pour-violences-physiques-et-sexuelles-dans-un-college-prive-de-gironde-3297036.html
- https://www.revolutionpermanente.fr/Violences-au-college-catholique-de-La-Brede-l-Eglise-et-l-Etat-sont-complices
- https://www.francebleu.fr/nouvelle-aquitaine/gironde-33/la-brede/je-fais-ca-pour-tous-les-enfants-passes-la-bas-un-ancien-eleve-du-college-prive-de-la-brede-en-gironde-porte-plainte-7158014
Le collège Rambaud était de 1959 à 1967 dirigé par André Bord, très proche de l'Institut Notre-Dame de Vie. En 1967, le collège est racheté par la branche masculine laïque de Notre-Dame de Vie qui en aura la tutelle de 1967 à 1981, M. Dubois assurant sur cette période la fonction de directeur 🡵.
Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour violences physiques et sexuelles suite à plusieurs plaintes et au signalement de la direction diocésaine de l'enseignement catholique de Gironde. Les victimes dénoncent une violence systémique et, dans un cas, des viols et agressions sexuelles. Les faits remontent aux années 70 🡵.
Le récit d'Arnaud, élève dans les années 70, est particulièrement glaçant. Isolé familialement, il raconte avoir subi l'enfer pendant deux ans de la part du surveillant général : fessées, fellations forcées, viols digitaux le tout sous la menace de l'autorité religieuse. D'autres élèves dénoncent les agressions sexuelles d'un autre surveillant allant de frottements dans la bibliothèque à des scènes d'exhibitionnisme et d'incitation à la violence sexuelle entre élèves lors de sorties scolaires.
Au-delà des violences sexuelles, c'est un système de terreur physique généralisé qui est décrit. Le directeur de l'époque est dépeint comme une brute projetant les élèves contre le mobilier métallique de son bureau.
« C'était une usine à casser les petits garçons »
« La première fois, je me souviens très bien, je parlais de ma communion à venir avec un camarade au petit-déjeuner, le surveillant m'a demandé pourquoi je parlais, car c'était interdit, et il m'a frappé. C'était ma première gifle et le début d'une longue série », détaille l'ancien pensionnaire. Il explique qu'à chaque correction, les élèves devaient se lever, mettre les mains derrière leur dos et se laisser gifler. « Pour des gamins de 10 ou 11 ans, c'était très violent », souffle l'homme.
Il fallait être, en somme, l'enfant parfait, calme, silencieux, bon élève se souvient Pierre Debacq, sinon, à la remise du carnet de notes et de discipline chaque fin de semaine, c'était la correction assurée. « On prenait une, deux, trois baffes et si on regardait avec défiance, si on était arrogant, par simple amour-propre en fait, on en prenait deux ou trois de plus », se souvient-il.
[…]
« Pour un enfant, subir ces humiliations c'est un monde qui s'écroule » explique l'ancien de Rambaud qui regrette que ses parents n'aient jamais voulu le croire, « ils me disaient que c'était pour mon bien ». Il se rappelle être devenu mauvais élève, comme beaucoup d'autres,« vous n'êtes plus en mesure de travailler quand la moindre faute est sanctionnée, vous perdez vos repères, vous perdez confiance en vous ». Et il se souvient de son meilleur ami, Philippe, qui a mal tourné. « Il est mort d'excès de substances » confie-t-il les larmes aux yeux. « Lui, il se prenait les coups des pions et du directeur mais aussi de son père qui était prévenu par l'école. Je le revois encore lui courir après pour le frapper ». « C'était une violence institutionnalisée qui a cassé des projets, qui a cassé des petits garçons », abonde-t-il.
— France 3
L'une des plaintes concerne sept personnes
ICI Gironde : Vous avez envoyé un courrier recommandé au procureur la semaine dernière. Qui votre plainte vise-t-elle ?
Arnaud Fusté-Lambezat : Elle concerne sept personnes. D'abord le directeur de l'établissement de l'époque, qui était alors professeur de mathématiques. Lui ne se contentait pas de donner des claques, il nous envoyait valdinguer sur des tables quand il nous frappait. L'infirmière scolaire, aussi, pour ce qu'on pourrait considérer aujourd'hui comme « non assistance à personne en danger ». Je me souviens que, mes parents ne s'étant pas beaucoup occupé de moi, je n'avais jamais mis les pieds chez le dentiste. J'avais des caries partout et elle me disait : « Mal aux dents ? Dehors, dégage. »
J'ai aussi porté plainte contre le surveillant général de Rambaud, qui m'a agressé sexuellement et violé à plusieurs reprises pendant ma dernière année au collège, quand j'avais seize ans. Et enfin contre quatre surveillants qui étaient violents.
Le maire de La Brède, ancien pion, accusé de violences, se défend
« Oui des paires de tartes on en a donné » reconnaît Michel Dufranc. L'ancien pion du collège, qui avait pris ce job pour payer ses études de droit, est aujourd'hui maire de La Brède, la commune où est installé l'établissement incriminé. « Je n'ai pas quitté les lieux moi, je suis toujours là, je croise parfois des anciens élèves et personne ne m'a jamais reproché de violences systémiques », avance l'édile.
[…]
Pierre Debacq, lui, se souvient d'un Michel Dufranc qui « faisait mal », il y a cinquante-cinq ans. « Il a été l'un des premiers à me frapper parce que j'avais dérobé une grappe de raisins dans la vigne d'à côté ». Arnaud Fusté Lambezat évoque, lui, des humiliations permanentes de la part de ce jeune surveillant qui, par ailleurs, écoutait des chants nazis dans sa chambre. « Il était fasciné par Hitler et le troisième Reich ». Ce dont se défend fermement le maire de La Brède. « J'avais des disques, c'étaient des collections historiques, c'était de la musique militaire et des chants de différentes périodes. Je les écoutais chez moi et pas dans le dortoir », rétorque Michel Dufranc.
— France 3
Informations complémentaires
Collège Rambaud, à La Brède
- https://www.labrede-montesquieu.fr/wp-content/uploads/2019/02/La-Br%C3%A8de-Bulletin-Municipal-201901.pdf
- https://rambaud33.fr/fr/39c1cf7e_8b68_442e_a280_2a7c6c58cb72.html
- https://www.francebleu.fr/nouvelle-aquitaine/gironde-33/la-brede/cinquante-ans-apres-une-enquete-ouverte-pour-violences-dans-un-college-catholique-en-gironde-1987953
Dates clé
- 1959-1967 Le directeur, André Bord, est très proche de l'Institut Notre-Dame de Vie 🡵
- 1967-1981 En 1967, Rambaud est acheté par la branche masculine laïque de Notre-Dame de Vie qui en aura la tutelle de 1967 à 1981, M. Dubois assurant sur cette période la fonction de directeur 🡵
- En 1981, l'établissement devient autonome 🡵
- 2026 Le parquet de Bordeaux, sur un signalement du diocèse, ouvre une enquête pour des faits commis dans le collège catholique de La Brède, au sud de Bordeaux. Six anciens élèves dénoncent des violences physiques et sexuelles perpétrées par les surveillants dans les années 70 🡵. Michel Dufranc, maire de La Brède, est accusé. Il reconnaît avoir donné des claques, tout en demandant à ce que l'on considère les faits dans le contexte de l'époque.
Voir aussi :
Diocèse de Bordeaux
Archevêque : Mgr Jean-Paul James
Évêque auxiliaire : Mgr Jean-Marie Le Vert
Vicaires généraux
- Père Jean-Christophe Slaiher
- Père Samuel Volta
Chancelier : Isabelle Brouat
Économe diocésain : Hubert de Scorraille
Derniers évêques
- 2001-2019 : Cardinal Jean-Pierre Ricard 🡵
- Depuis 2019 : Mgr Jean-Paul James 🡵
Voir aussi :
Enseignement privé catholique
- https://www.ciase.fr/rapport-final/
- https://www.francetvinfo.fr/societe/education/affaire-de-violences-sexuelles-a-notre-dame-de-betharram/des-excuses-quelques-annonces-et-une-promesse-de-reflexion-comment-l-enseignement-catholique-reagit-aux-temoignages-de-violences-physiques-et-sexuelles-dans-ses-etablissements_7127985.html
- https://www.la-croix.com/societe/affaire-betharram-pour-philippe-delorme-tout-ce-qui-contribue-a-lutter-contre-les-violences-est-une-bonne-chose-20250220
- https://prevention-harcelement.enseignement-catholique.fr
- https://prevention-harcelement.enseignement-catholique.fr/auto-evaluation-sur-le-harcelement/
- https://prevention-harcelement.enseignement-catholique.fr/plan-boussole/
- https://www.nouvelobs.com/societe/20250508.OBS103665/on-ne-peut-pas-se-contenter-de-dire-nous-sommes-une-grande-famille-la-grande-majorite-des-faits-est-derriere-nous-apres-betharram-l-enseignement-catholique-face-aux-plaintes.html
- https://enseignement-catholique.fr/campagne-stop-violences/
- https://www.la-croix.com/apres-betharram-l-enseignement-catholique-lance-une-campagne-stop-violences-20250502
- https://www.letudiant.fr/college/lancement-de-la-campagne-stop-violences-par-lenseignement-catholique.html
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion-cedu/l17b1642-ti_rapport-enquete
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion-cedu/l17b1642-tii_rapport-enquete
- https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/apres-le-scandale-betharram-la-proposition-de-loi-de-spillebout-et-vannier-n-epargne-pas-les-ecoles-privees_259731.html
- https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/une-mission-pour-comprendre-ce-qui-s-est-passe-l-enseignement-catholique-lance-un-plan-sur-dix-ans-contre-les-violences-sexuelles-et-physiques-3244984.html
- https://www.rcf.fr/articles/actualite/restaurer-la-confiance-sans-renoncer-a-lexigence-lenseignement-catholique-a
- https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/violences-dans-lenseignement-catholique-vers-une-petite-ciase-102767.php
Les chiffres documentés par la CIASE
Dans son rapport paru en 2021, la Commission indépendante sur la pédocriminalité dans l'Église catholique (Ciase) a estimé à 330 000 le nombre de victimes entre 1950 et 2020. Près d'un tiers (30%) des faits ont eu lieu dans les établissements et internats scolaires, « premier lieu des violences sexuelles » contre les mineurs au sein de l'Église. Les victimes sont très majoritairement (83%) des garçons, âgés pour la plupart (62%) de 10 à 13 ans. Les sévices sexuels s'inscrivent « dans un continuum de violences pédagogiques », relève aussi la Ciase.
D'après les chiffres de la CIASE, il y aurait donc eu presque 100 000 victimes dans les établissements et internats scolaires en lien avec l'Église.
« Cette loi de l'omerta était générale » dans la société, assure l'évêque de Bayonne [Mgr Aillet]. « Dans les congrégations religieuses, qui jouent un rôle important dans l'enseignement catholique, la culture du silence, inhérente à l'Église, est redoublée du fait de l'obéissance due au supérieur, et d'une culture corporatiste qui incite à garder le silence au sein de la communauté et à protéger ses membres », nuance l'historienne Agnès Demazières. « Ces congrégations exercent aussi une force d'attraction sur des personnalités perverses du fait de ce climat de silence et d'un accès facile à des enfants et des personnes vulnérables », avance la spécialiste de l'histoire du christianisme, autrice de Sans loi ni foi : Prêtres et violences sexuelles. Au cœur du système catholique.
Premières actions mises en place
Le programme de protection des publics fragiles (3PF)
Depuis 2018, l'enseignement catholique a mis en place le « 3PF », le « programme de protection des publics fragiles ». C'est un dispositif visant la prévention et la lutte contre toute forme de maltraitance, que ce soit le harcèlement, les violences, les abus au sein des établissements scolaires, en mettant à leur disposition des ressources, des éléments juridiques, des outils de discernement et d'action… 🡵.
Le site internet du 3PF propose :
- Des livrets d'information
- Livret 1 : De la lutte contre la maltraitance à la bientraitance éducative
- Livret 2 : La bientraitance éducative
- Recueillir la parole de l'enfant témoin ou victime
- Être à l'écoute - créer des dispositifs d'écoute
- Secret professionnel, discrétion professionnelle, devoir de réserve, confidentialité
- Procédures en matière de protection des mineurs
- Des grilles d'auto-évaluation sur le harcèlement pour les élèves
- Le plan boussole : un processus de discernement et d'action du 3PF. Il peut être mis en place dans les établissements pour faire progresser la culture de la bientraitance éducative.
Un dispositif 3PF pour « programme de protection des publics fragiles » a été lancé par le Sgec. Sur le papier, il est ambitieux (si l'on oublie sa dénomination problématique qui associe le risque d'exposition aux violences à une fragilité préalable). Les conditions de recueil de la parole y sont détaillées, et les risques de maltraitance par une personne détenant l'autorité ouvertement évoqués. Ce n'est pas du tout le cas dans le public, où la question de l'adulte dysfonctionnel reste un impensé, absent du site du ministère et des formations prodiguées aux personnels. Sur le terrain, toutefois, les choses sont plus compliquées. Le Sgec, qui ne dispose que d'un simple pouvoir d'animation et de proposition, est incapable de s'avancer sur la mise en œuvre effective du fameux 3PF, au point de lancer une campagne de communication auprès des parents pour le faire connaître. C'est que l'enseignement catholique est un parfait négatif de l'enseignement public : si le second souffre de son hypercentralisation, le premier se singularise par la très grande autonomie de ses établissements.
La campagne « Stop Violences »
La campagne « Stop Violences » a été lancée le vendredi 2 mai 2025. C'est une campagne d'information et de sensibilisation sur les violences en milieu scolaire dans tous ses établissements, après le scandale de Notre-Dame de Bétharram qui a entraîné une libération de la parole sur le sujet. La campagne « Stop violences » a pour objectif d’« amplifier l'information et renforcer l'implication de tous les acteurs de l'école » sur ce sujet, a indiqué le Secrétariat général de l'enseignement catholique dans un communiqué 🡵.
Suite au lancement de cette campagne, Le collectif Stop Souffrances qui rassemble parents d'élèves, enseignants et personnels des établissements catholiques s'interroge sur l'efficacité réelle de ces mesures, et demande des changements profonds sur le terrain au-delà des effets d'annonce. Sophie, professeure au sein d'un établissement privé sous contrat, « n'a jamais entendu parler de cette campagne Stop Violences, à part aux informations ». 🡵
2025 La commission d'enquête parlementaire
En 2025, la commission « sur les modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » a été initiée après les révélations de Notre-Dame de Bétharram. Son rapport est rendu public début juillet :
Il met en lumière de nombreux thèmes :
- Des violences massives et systémiques
- Le « caractère propre » de l'enseignement privé en question
- La (quasi) absence de contrôles
- Le secret de la confession
Le rapport accorde une large place à l’« affaire Bétharram », et consacre également plusieurs pages à Riaumont.
À la suite de cette commission d'enquête parlementaire, une proposition de loi est déposée en janvier 2026 pour « traduire en justice » les « 50 recommandations » de la commission parlementaire 🡵.
La mission « Qualité de la relation éducative »
2025 Le projet initial : « comprendre ce qui s'est passé »
L'enseignement catholique va lancer une « mission » sur sa feuille de route à l'horizon de dix ans, a affirmé mercredi le nouveau secrétaire général de l'enseignement catholique, Guillaume Prévost, lors d'un point presse à Lourdes (Hautes-Pyrénées) relayé par l'AFP. Elle devrait débuter dans les prochaines semaines, a-t-il affirmé à l'issue d'une rencontre avec les évêques lors de leur assemblée d'automne à Lourdes.
Il s'agirait de « comprendre ce qui s'est passé » dans le déclenchement des violences physiques et sexuelles au sein de l'enseignement catholique, et notamment d'en saisir « la nature systémique », a-t-il ajouté. « Il faut qu'on prévienne l'occurrence de tels crimes (…) et qu'on construise ensemble les garanties qui font que ça n'arrivera plus », a-t-il précisé, plaidant pour « une réflexion très profonde sur notre fonctionnement », car ces violences « blessent profondément le projet éducatif chrétien ».
— France 3
2026 Un nouveau projet pour dégager « les grandes orientations d'une évolution des structures, des projets, des dispositifs de formation de l'enseignement catholique »
La mission sur la qualité de la relation éducative, officiellement lancée, se veut à la fois large et exigeante. Elle est composée de responsables de l'enseignement catholique « dans toutes ses dimensions ». Surtout, elle s'appuiera « sur le témoignage et la participation active de personnes victimes » et sera « éclairée par un collège scientifique ».
L'objectif est clair : dégager « les grandes orientations d'une évolution des structures, des projets, des dispositifs de formation de l'enseignement catholique » afin de garantir, dans tous les établissements, une promesse éducative explicitement formulée par Guillaume Prévost à travers Isaïe : « tu as du prix à nos yeux ».
— RCF
Pour mettre en œuvre cette ambition, trois groupes ont été élaborés.
Un comité de pilotage, d'abord, coordonné par Nathalie Tretiakow elle-même [adjointe de Guillaume Prévost], réunit des représentants de ce que le Sgec désigne comme les « communautés éducatives » : un chef d'établissement, des représentants des directions diocésaines, une enseignante, une représentante de l'Union des réseaux congréganistes de l'enseignement catholique, etc.
Ce comité sera accompagné par un groupe témoin, coordonné par Jérôme Guillement, ancienne personne victime, désormais auteur et thérapeute, comprenant des personnes victimes et victimes collatérales. Cette équipe travaillera en parallèle du comité de pilotage sur les mêmes thématiques, avant que les résultats ne soient croisés. Un processus de désaccord a été prévu.
Enfin, un collège scientifique sera garant de « l'exigence éthique, des conditions juridiques, et de la rigueur intellectuelle de (leurs) travaux », a présenté Nathalie Tretiakow. Y apparaissent, entre autres participants, Yann Raison du Cleuziou, professeur en sciences politiques à l'université de Bordeaux, spécialiste du catholicisme, et le philosophe Fabrice Hadjadj. Il sera coordonné par Augustin Mutuale, doyen de la faculté d'éducation et de formation de l'Institut catholique de Paris. « Une autorité qui ne se pense pas finit toujours par se trahir », a déclaré ce dernier. En tout, le processus devrait durer deux ans.
— La Vie
Voir aussi :
- Abbaye-école de Sorèze (1)
- Abbé Glère (1)
- André Guéguen (1)
- Collectif Voix Libérées (1)
- Collège de Combrée (3)
- Collège de l’Annonciation, à Seilh (1)
- Collège Ozanam de Limoges (9)
- Collège Rambaud, à La Brède (1)
- Collège Richelieu à La-Roche-sur-Yon (1)
- Collège Saint François-Xavier d'Ustaritz (3)
- Collège Saint-François-Xavier de Vannes (2)
- Collège Saint-Jean de Pélussin (1)
- Collège Saint-Louis de la Guillotière (1)
- Collège Saint-Michel à Bruxelles (1)
- Collège Saint-Pierre, au Relecq-Kerhuon (7)
- Collège-lycée Saint-Augustin de Bitche (3)
- Collège-lycée Saint-Joseph de Nay (3)
- Dominicaines du Saint Nom de Jésus (2)
- Etablissement d'Angreviers (Gorges) (4)
- Institut Notre-Dame d’Avranches (2)
- Institut Saint-Lô d’Agneaux (2)
- Institution Jean-Paul-II à Compiègne (1)
- Institution Marmoutier de Tours (2)
- Institution Paul Mélizan (1)
- Institution Saint-Dominique de Neuilly (5)
- Institution Saint-Pierre, à Saint-Pé-de-Bigorre (2)
- Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (4)
- L'Immaculée Conception de Pau (2)
- Notre Dame de Garaison (7)
- Notre-Dame de Bétharram (49)
- Notre-Dame du Sacré Cœur à Dax, dit Cendrillon (4)
- Notre-Dame-de-Sion (1)
- Père Jacques Choquer (1)
- Père Raymond Mélizan (1)
- Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (3)
- Saint-Thomas-d’Aquin, à Oullins (3)
- Saint-Vincent Providence (1)
- Sainte Croix des Neiges (4)
- Sainte-Marie, à Chagny (2)
- École Saint-Pierre-Fourier (Collège Saint-Maur) (1)
- École Sainte-Marie à Quimper, dite le Likès (2)
- Établissement Saint-Bernard de Troyes (1)
- Établissement Saint-Stanislas de Nantes (8)
- Établissement scolaire Stanislas (10)
Institut Notre-Dame de Vie
- https://www.notredamedevie.org/
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Notre-Dame_de_Vie
- https://www.la-croix.com/Religion/visite-apostolique-cours-Notre-Dame-Vie-2021-04-30-1201153516
- https://www.la-croix.com/religion/l-institut-notre-dame-de-vie-somme-de-se-reformer-20240917
- https://www.notredamedevie.org/qui-sommes-nous/linstitut-seculier-notre-dame-de-vie/
- https://www.notredamedevie.org/communique-notre-dame-de-vie/
- https://www.notredamedevie.org/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/230214-Communique-des-Responsables-Generaux-de-lInstitut-ND-de-Vie.pdf
- https://www.mariepila-carpentras.fr/etablissement/un-reseau-detablissements-a-travers-le-monde
- https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/c-etait-une-usine-a-casser-les-petits-garcons-une-enquete-ouverte-pour-violences-physiques-et-sexuelles-dans-un-college-prive-de-gironde-3297036.html
L'Institut Notre-Dame de Vie est un institut séculier de droit pontifical, fondé en 1932 🡵. Son fondateur, le carme Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), a été béatifié en 2016 🡵. La spiritualité de Notre-Dame de Vie est celle du Carmel.
L'Institut est constitué de 3 branches autonomes : la branche féminine laïque, la branche masculine laïque et la branche sacerdotale. Chacune des branches a ses propres Constitutions et est gouvernée par un Responsable, un Assistant et un Conseil. Un Conseil supérieur constitué des Responsables des 3 branches assurent l'unité et la fidélité à l'esprit de Notre-Dame de Vie 🡵.
La branche féminine laïque (400 femmes environ en 2024)
L'afflux de témoignages, certains remontant à la fin des années 1990, avait poussé Rome à mandater une visite apostolique en 2021. Ils faisaient état de graves difficultés, comme l'ont rapporté à La Croix des membres anciens et actuels de l'institut : « Autoritarisme », « utilisation abusive du vœu d'obéissance », « manque d'accompagnement », « épuisement », « infantilisation », « peur d'être marginalisée », « absence de dialogue », injonctions à « faire confiance », « culte du secret sur les questions d'argent et de pouvoir »… Autant de situations renforcées par le « sentiment de supériorité », qui serait entretenu dans l'institut, selon ces témoignages, et rendrait difficile toute remise en question.
— La Croix
- 2012 Une jeune Japonaise à qui l'on venait de dire qu'elle n'était pas faite pour Notre-Dame de Vie après plusieurs années dans l'institut se suicide. Un flou sera entretenu en interne sur la cause exacte du décès 🡵
- 2021 Visite apostolique 🡵
- 2023 Le dicastère demande de surseoir aux élections du nouveau gouvernement de la branche féminine 🡵
- 2024 Le dicastère pour la vie consacrée décide de nommer un nouveau gouvernement à la tête de la branche féminine pour une durée de quatre ans – ainsi qu'une assistante apostolique, Giuseppina Bellocchi, vice-responsable mondiale de l'institut séculier des Volontaires de Don Bosco –, avec pour mission d'accompagner tout l'institut dans son travail de réforme 🡵
- 2025 Mgr François Fonlupt est nommé Délégué pontifical de la branche féminine 🡵
Supérieure de la branche féminine laïque
- 2012-2024 Emmanuelle Ruppert
- 2024-2025 Véronique Menvielle, assistée de Laurence Perrière
La branche masculine laïque (35 consacrés non-prêtres en 2024)
Supérieur de la branche masculine laïque
Eduardo José E. Calasanz
La branche sacerdotale (120 prêtres environ en 2024)
En 2023, le père Alain Bonjour, prêtre de l'Institut Notre-Dame de Vie, a été reconnu coupable de viol et agressions sexuelles sur mineure de moins de quinze ans et condamné à six ans de prison ferme et cinq ans de suivi socio-judiciaire incluant une obligation de soins psychologiques et l'interdiction d'activités avec des mineurs 🡵.
Supérieur de la branche sacerdotale
Père Emmanuel Hirschauer
Le Studium de Notre-Dame de Vie
Le studium de Notre-Dame de Vie est situé à Saint Didier, à proximité de Venasque. Il est destiné à la formation théologique de laïcs (consacrés ou non), de séminaristes et de prêtres.
Établissements scolaires
En France et à l'étranger, Notre-Dame de Vie a la tutelle de plusieurs établissements scolaires 🡵.
En 2026, des violences physiques et sexuelles sont dénoncées au Collège Rambaud, à La Brède : les accusations remontent à la période 1967-1981 où l'établissement était sous la tutelle de la branche masculine laïque de Notre-Dame de Vie 🡵.
Voir aussi :