Six mois de prison avec sursis pour un ex-frère de saint Jean

Il a également interdiction d'exercer une activité avec des mineurs pendant deux ans.

  Semaine du 26 janvier au 1er février 2026 (article 11/11)  

Frère Stephan-Emmanuel Simonin (3) Frères de Saint-Jean (27) Mgr Bruno Feillet (2) Diocèse de Séez (3)

Stephan-Emmanuel Simonin a été reconnu coupable et condamné à six mois de prison avec sursis. Il a également interdiction d'exercer une activité avec des mineurs pendant deux ans 🡵 🡵.

Les abus sexuels auraient été commis à Londres, en juillet 2014, sur deux frères qui participaient à un voyage avec le prêtre. À l'époque, ces adolescents auraient considéré cet homme comme un mentor. L'adulte aurait profité de cette position pour laver le dos, puis les pieds", d'un des adolescents, « avant de lui demander qu'il lui lave ses parties intimes », rapporte une source proche du dossier. Des abus différents auraient été commis à l'égard de son frère.

L'affaire démarre par une plainte d'un des frères, qui est aujourd'hui en formation pour devenir prêtre. La gendarmerie a procédé à une perquisition au domicile du suspect, qui a mené à la découverte d'une centaine d'images pédopornographiques.

Selon une autre source, l'homme aurait reconnu « un comportement inadapté » à l'égard d'un des adolescents lors d'une confrontation. Mais aujourd'hui, ce prêtre, toujours présumé innocent, contesterait les faits de corruption. Son point de vue sera entendu par les juges jeudi.

— Ouest France

Contacté par Ouest-France, le diocèse de Séez souligne que « ce prêtre n'exerce aucune responsabilité pastorale ». Mgr Bruno Feillet, évêque de Séez , « a été averti de la présence de ce prêtre sur le territoire du département de l'Orne au mois de décembre 2025 par le vicaire général des frères de Saint-Jean », la congrégation religieuse à laquelle il appartient.

Le mis en cause fait l'objet d'une enquête canonique, toujours en cours, qui « est une décision relevant des autorités de la congrégation ». Il réside dans l'Orne « de sa propre initiative et y a acheté une maison sans en informer l'évêque, qui ne connaît pas la date de cet achat ».

— Ouest France

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