Les mariansites reconnaissent le statut de victime à un Mulhousien

<<   Semaine du 19 au 25 janvier 2026   >>

Les mariansites reconnaissent le statut de victime à un Mulhousien

50 années lui ont été nécessaires pour verbaliser le crime qu'il a subi.

Société de Marie (Marianistes) (1) Diocèse de Strasbourg (20) Enseignement privé catholique (184)

50 années ont été nécessaires à ce Mulhousien pour pouvoir verbaliser le crime qu'il a subi. La Société de Marie (Marianistes) a reconnu son statut de victime.

En 1972, alors en 5e, la vie de l'adolescent bascule après le décès de son papa, médecin à l'hôpital Pasteur, mort à la suite d'un accident de voiture. Le Marianiste profite du désarroi du garçon pour l'attirer dans un piège. « Un jour, après le cours, il m'a dit qu'il voulait me voir dans sa chambre. C'était curieux car, lorsqu'il y avait des remarques à faire, ça se faisait toujours après la classe, sur place. J'ai été d'autant plus surpris que nous n'avions pas le droit d'aller dans leurs appartements privés ». Thiébaut se rappelle avoir monté un escalier en bois verni. « Sa chambre donnait sur le palier. Encore aujourd'hui, je ne me souviens de rien à partir du moment où la porte s'est ouverte. Puis, je suis ressorti et j'étais comme dans le noir. »

Il a su plus tard qu'il était atteint d'une amnésie traumatique dans le cas d'un syndrome de stress post-traumatique. La vie de Thiébaut chavire. Le Colmarien dit n'avoir aucun souvenir, même des événements familiaux ou scolaires, durant les cinq années qui ont suivi cette première agression. « Peut-être ai-je été agressé durant tout ce temps. Un thérapeute, avec qui j'ai travaillé, le pense. C'était une période de brouillard. Je me sentais lourd et javais envie de dormir tout le temps ! J'ai commencé à émerger intellectuellement, socialement et humainement à partir de la 1re ».

L'Alsace

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