Un enseignant accusé par plusieurs enfants d'agression sexuelle à Paris

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Un enseignant accusé par plusieurs enfants d'agression sexuelle à Paris

Les parents découvrent qu'un premier signalement avait eu lieu dès septembre 2023.

Groupe scolaire Fénelon Sainte-Marie, à Paris (1) Diocèse de Paris (20) Enseignement privé catholique (181)

Un enseignant en charge du sport est accusé d'agression sexuelle sur au moins deux élèves de maternelle. Surtout, ces derniers jours, ces parents ont découvert que c'était loin d'être la première fois que ce professeur se retrouvait dans la tourmente. En mai dernier, l'homme, embauché en septembre 2020, avait déjà fait l'objet d'une plainte pour des faits à caractère sexuel. Et ce n'est pas tout.

En septembre 2023, la direction avait été informée par des parents de faits suffisamment graves pour que des mesures soient prises. À la suite de cet échange entre parents et direction, la décision avait été actée d'embaucher une Atsem pour assister l'enseignant durant toutes ses interventions avec les maternelles et éviter qu'il soit seul avec eux. Alors que le professeur exerçait également auprès d'élèves de CE 1 et CE 2, la direction n'a pas jugé nécessaire d'appliquer les mêmes règles en élémentaire.

Alors que les parents de cet élève ont fait le choix de ne pas déposer plainte, la direction, elle, n'a pas estimé qu'il fallait faire remonter l'information au parquet de Paris, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale. « L'enquête interne n'avait pas mis en exergue d'infraction caractérisée », justifie la porte-parole de l'établissement.

L'homme âgé d'une cinquantaine d'années a donc continué d'exercer au sein de l'école jusqu'au mois de mai 2025 et le dépôt de cette fameuse plainte. La direction de l'établissement a cette fois choisi de le mettre à pied, avant son licenciement un mois plus tard. À ce moment-là, les parents n'ont pas été informés des motifs de sa suspension.

Il faudra attendre qu'un autre élève parle, huit mois plus tard, pour que l'information se propage. À tel point que la direction a décidé d'informer officiellement l'ensemble des parents dans un courrier adressé ce mercredi.

« Nous partageons pleinement l'émotion, l'inquiétude et le profond bouleversement que cette situation suscite légitimement », insiste la direction, en invitant les parents à la réunion d'information de ce vendredi. « Nous sommes conscients que la discrétion observée jusqu'à présent a pu susciter incompréhension, frustration ou colère chez certains parents, est-il écrit. Nous l'entendons. Il est toutefois essentiel de rappeler que l'établissement a suivi scrupuleusement les directives de la brigade de protection des mineurs. »

Le Parisien

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