Inirr : les demandes de réparation formulées par les victimes en forte hausse

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Inirr : les demandes de réparation formulées par les victimes en forte hausse

De plus, le profil des victimes évolue.

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L'Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation (Inirr) a reçu 270 demandes de réparation en 2025, contre 178 en 2024. Soit une hausse de 60 %. Les conséquences de l'affaire Bétharram et de celles qui ont éclaté dans d'autres établissements catholiques, notamment à Nantes. « L'action de l'Inirr depuis bientôt quatre ans a porté ses fruits, et de plus en plus d'évêques sont coopératifs » dans ces démarches, explique Marie Derain de Vaucresson, présidente de l'Inirr.

Les demandes de réparation formulées par des personnes victimes de viols ou d'agressions sexuelles dans l'Église quand elles étaient mineures ont beaucoup augmenté en 2025. Particulièrement depuis le mois de février et l'affaire Bétharram , puis celles qui ont secoué des établissements de l'enseignement catholique, comme celui de Saint-Stanislas à Nantes. « D'une dizaine de demandes par mois, nous sommes passés à une trentaine », explique la présidente de l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation (Inirr), Marie Derain de Vaucresson. Sur un an, cela représente une augmentation de 60 %. « Dès qu'il y a de nouvelles révélations, il y a une réactivation des demandes », explique-t-elle.

Ouest France

Les profils des victimes qui sollicitent l'Inirr évoluent

  • Affaires qui relèvent d'une forme de soumission chimique, par exemple avec le père Jacques Delfosse
  • Des agresseurs toujours vivants, ce qui était rarement le cas avant
  • Le caractère international de certaines affaires, par exemple avec le père Eugeniusz Plater-Syberg

Quel avenir pour l'Inirr ?

Initialement créée pour trois ans, puis prolongée dix-huit mois, l'Inirr veut « perdurer ». Avec la CRR, elle travaille à se transformer et envisage un rapprochement qui pourrait voir le jour d'ici à la fin de l'année 2026. « Nous pensons qu'il faut une instance indépendante et durable », dit Marie Derain de Vaucresson. Lors de l'Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France en octobre, Mgr Aveline, son nouveau président, a plaidé en ce sens.

Ouest France

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