Curés, sexe et réseaux sociaux, le grand malaise

Il y a deux mois, Riposte Catholique montrait que l'évêque auxiliaire de Rennes, Mgr Bondu, avait « liké » sur Facebook des profils (homo)érotiques (ainsi que le profil de la Grande loge nationale de France). Il s'en était alors expliqué : « merci de votre alerte ! Je ne suis certainement pas franc-maçon. Mais regarder ce que produit ceux que l'Église condamne est instructif. Quant à d'autres pages, je les ai éliminées. Je n'ai pas compris ce que cela faisait parmi les personnes suivies » 🡵.

C'est à présent Le Parisien qui publie un article après avoir consulté des comptes de prêtres sur les réseaux sociaux.

Sur le réseau social X, la photo est sans équivoque : le postérieur d'un jeune homme nu, postée en réponse à la vidéo d'un éphèbe en érection. « Mmmh beau cul », commente sans détour un certain Mathieu H. « Trop beau », a-t-il déjà glissé, quelques heures plus tôt, à un autre jeune homme dévoilant son torse, avant de féliciter avec gourmandise les attributs d'un troisième usager, peu timide, de la plate-forme.

Mais surprise, d'autres messages du même auteur le montrent… à la chaire d'une église, vêtu d'une aube immaculée, tout sourire. Repostant une iconographie du Christ ou un concert à venir dans une chapelle, souhaitant même un bon anniversaire à l'ancien pape François. Car Mathieu H., 48 ans, crâne dégarni sur un visage jovial barré de lunettes rondes, est prêtre dans une petite paroisse d'Alsace.

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Parfois, cela dépasse le cadre d'Internet : des psychologues racontent avoir eu, en consultation, des prêtres qui, pour se calmer, « se passaient le sexe à l'eau froide » quand ils étaient dévorés par des pulsions, ou d'autres qui « s'exhibaient dans le bois de Boulogne » en guise de défouloir. Il est arrivé, aussi, que des pompiers doivent prendre en charge des religieux victimes d'un malaise dans des saunas gays.

Là-dessus, que fait l'Église ? Contactée durant la semaine de Noël, la Conférence des évêques de France n'a pas pu donner suite à nos sollicitations.

Le Parisien