Collège Saint-Pierre, au Relecq-Kerhuon : témoignage d'une victime

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Collège Saint-Pierre, au Relecq-Kerhuon : témoignage d'une victime

Selon l'ex-professeur contacté par Le Parisien : « Vaut-il mieux être victime ou bourreau ? »

Collège Saint-Pierre, au Relecq-Kerhuon (7) Diocèse de Quimper (17) Enseignement privé catholique (184)

Dans le Finistère, Joël Barusseau, ex-enseignant au collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon (Finistère), a laissé un souvenir amer à Frédéric, 64 ans, qui l'a eu comme professeur principal en 5 e en 1973 : « Il feintait de la main gauche et envoyait une gifle de la main droite. J'en ai vu, des oreilles rouges et des garçons tomber au sol. » Une mauvaise réponse, un chuchotement en classe… et « ce petit bonhomme barbu, qui n'était pas le plus violent du collège, nous envoyait sous l'estrade, où l'on restait allongé près des seaux et du linge puant ».

Joël Barusseau reconnaît avoir « flanqué des claques » et « fait saigner des nez ». L'octogénaire en a même éprouvé « des remords ». Il a pourtant continué à être au contact des enfants, après sa retraite. Il nous raconte avoir été bénévole dans une association… d'aide aux devoirs. Aujourd'hui, estime-t-il, les élèves ne respectent plus les professeurs, qui se « prennent des coups de couteau ». Alors, ajoute l'ex-professeur : « Vaut-il mieux être victime ou bourreau ? »

Le Parisien

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