Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine

Un groupe Facebook a ouvert, et en moins de dix jours, des témoignages portant sur sept personnes accusées de faits très graves sont reçus : violences physiques, violences psychologiques, violences sexuelles. Cela concerne sans surprise le préfet « Cheval », mais également six autres personnes. Avec qu’une trentaine de témoignages recueillis, le parquet de Nanterre ouvre une enquête 🡵.

Ces violences se seraient déroulés dans les années 1990 et jusqu’en 2001 🡵.

Le préfet « Cheval »

Trente ans après, Constance Bertrand, se souvient parfaitement de Damien S. Elle a fréquenté l’établissement privé au collège : « C’était quelqu’un qui nous inspirait de la peur. Il était connu pour tirer les oreilles, trainer les élèves par les oreilles et les cheveux des élèves. » Ouvert d’abord pour permettre à des victimes de Damien S. de se faire connaître, le groupe recueille une vingtaine de témoignages directs incriminant d’autres professeurs et surveillants : « On a été extrêmement choqués. On a eu l’impression d’ouvrir une boîte de Pandore parce qu’en moins de dix jours, on a eu des témoignages sur sept personnes accusées de faits très graves, de violences physiques, de violences psychologiques, de violences sexuelles », témoigne Constance Bertrand, qui s’exprime au nom du collectif des victimes de Saint-Dominique.

France Bleu

Un frère de saint Jean un peu trop « affectueux »

« On sait que ce monsieur [Le préfet « Cheval »] a couvert un prêtre ayant officié dans l’établissement », affirme Constance Bertrand. Ce frère issu de la communauté de Saint-Jean a été condamné, en 2019, à six mois de prison pour détention d’images à caractère pédopornographique. Il avait également été mis en cause pour des faits d’agression sexuelle commis en 1999 sur un mineur. Des faits prescrits, mais qui étaient connus de sa congrégation, qui lui avait délivré une « interdiction morale » de fréquenter des mineurs.

Dès 1995, ce religieux avait attiré l’attention. À Saint-Dominique, des faits étaient en effet remontés au fameux censeur et à son adjointe, Mme C. Trois élèves de cinquième avaient pris leur courage à deux mains pour aller dénoncer l’attitude étrange de ce jeune prêtre un peu trop « affectueux ».

Le Point

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