Notre Dame de Garaison : une seconde plainte pour viols

Des violences y compris récentes

Dix témoignages recueillis par l’AFP font état de coups de fouet, de poing, ou encore de gifles tellement fortes qu’elles projettent à terre. Des violences qui, malgré les dénégations de l’actuelle direction, semblent se poursuivre, selon Léo et Pauline (prénoms modifiés), deux élèves scolarisés dans les années 2010 à Garaison 🡵.

Une seconde plainte pour viols

Le témoignage de Renaud

« Je ne vise personne, j’incrimine le siècle. Cette incapacité collective à croire l’enfant. » 🡵

Une nuit froide, dans le dortoir. Le surveillant hurle, et oblige les élèves à sortir du lit. Renaud n’a pas fêté ses douze ans. Il se revoit debout, grelottant, à lutter contre la fatigue « sachant que si j’avais le malheur de m’asseoir, ne serait-ce qu’une seconde sur mon lit, je serais châtié ». Dans son souvenir, le supplice dure une partie de la nuit, le surveillant attend qu’un enfant se dénonce. Aucun ne bouge. Alors il entreprend de les taper, un par un. Les coups sont si forts que Renaud tombe KO et se réveille plusieurs heures après, en travers du lit, transi de froid. Il puise dans sa mémoire avec une épuisette fine. « L’adulte que je suis aujourd’hui a du mal à croire l’enfant que j’étais. Il faut que je me croie. Une partie de moi est restée coincée là-bas. »

Libération

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