Gilles Delignac
- [Semaine du 5 au 11 janvier 2026]
Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence : un enseignant accusé de 17 viols
- [Semaine du 14 au 20 avril 2025]
École Saint-Genès de Bordeaux : 13 viols sur mineurs
Informations complémentaires
Gilles Delignac
- https://www.sudouest.fr/faits-divers/agressions-sexuelles-dans-une-ecole-catholique-a-bordeaux-un-enseignant-accuse-de-17-viols-27284743.php
- https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/photos-sous-les-douches-jeu-du-gout-gilles-d-enseignant-d-une-ecole-privee-a-bordeaux-desormais-accuse-de-13-viols-sur-mineurs-3139208.html
- https://www.sudouest.fr/faits-divers/agressions-sexuelles-dans-une-ecole-catholique-a-bordeaux-des-2011-la-direction-a-ete-alertee-sur-le-jeu-du-gout-27289739.php
- https://www.lefigaro.fr/bordeaux/bordeaux-l-ex-enseignant-de-l-ecole-catholique-saint-genes-accuse-d-agressions-sexuelles-desormais-mis-en-examen-pour-viols-aggraves-20250414
- https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/je-n-avais-que-9-ans-le-temoignage-glacant-d-une-des-victimes-dun-enseignant-accuse-de-viol-dans-un-etablissement-prive-de-bordeaux-2203122
Gilles Delignac est accusé de viol sur 17 de ses élèves, entre 2008 et 2012, et d'agression sexuelle sur six autres, entre 2017 et 2023. Lui sont également reprochés des actes de voyeurisme et d'atteinte à l'intimité sur d'autres enfants 🡵.
Dates clés
2008 Arrivée à Saint-Genès La Salle
En 2008, prise de poste de Gilles Delignac à Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence. L'homme accompagnait notamment l'équipe d'échecs de l'établissement. 🡵.
2011 Alerte à propos du « jeu du goût »
En mars 2011, une mère d'élève s'était émue d'apprendre que Gilles Delignac faisait venir des fillettes dans sa classe, portes fermées, pendant les pauses de midi, et leur bandait les yeux pour des séances de « jeu du goût ». La lettre de cette mère à la direction n'a pas été retrouvée. Mais dans les archives du diocèse de Bordeaux, les enquêteurs ont trouvé une trace de ce signalement.
Il s'agit d'un courrier du 23 mars 2011 signé du directeur de l'école primaire, Pascal Desmet, et du directeur coordinateur de l'établissement de l'époque, Marc Segarra, et adressé à Gilles Delignac. « Vous avez reconnu les propos de la maman tout en nous précisant que le « jeu » était le préalable à la découverte d'une nouvelle notion « d'impératif présent ». […] Compte tenu de la zone obscure qui entoure cette façon de procéder, nous vous avons clairement énoncé ce dont vous n'aviez pas conscience : la gravité de cette pratique et les conséquences possibles de tels agissements qui sont par ailleurs interdits. » Au-delà de ce rappel à l'ordre, ni les enfants, ni les parents ne seront interrogés à cette époque.
Des élèves accusent aujourd'hui Gilles Delignac d'avoir introduit son sexe dans la bouche d'élèves lors du « jeu du goût ». Aucun élément matériel, comme des photos, n'a été retrouvé. Les accusations sont niées par Gilles Delignac, affirmant que les jeunes filles qui l'accusent, âgées aujourd'hui d'une vingtaine d'années, se sont monté la tête « avec #MeToo » et « la médiatisation » de son arrestation 🡵.
2023 En classe de mer
En classe de mer
- 22 juin placé en garde à vue après que deux élèves l'avaient pris en flagrant délit en train de les filmer pendant qu'elles prenaient leurs douches, lors d'un séjour sur le bassin d'Arcachon 🡵. Dès le lendemain, l'enseignant est placé en garde à vue et son domicile perquisitionné. Sont découvertes des photos d'enfants nus en train de se laver, des images de fillettes en classe, zoomées sur les fesses ou l'entrejambe, et surtout des photos de petites filles endormies, leur main posée sur le sexe d'un homme en érection qui se masturbe avec 🡵. Il avait alors été mis en examen et placé en détention provisoire pour agressions sexuelles imposées à un mineur de moins de 15 ans, détention d'images d'un mineur à caractère pornographique et voyeurisme sur mineur 🡵.
- 12 juillet De nouveau mis en examen, pour viol aggravé sur cinq nouvelles victimes 🡵.
- 6 décembre Troisième mise en examen, toujours pour cinq faits de viols, avec la circonstance aggravante, cette fois, de « personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions sur cinq nouvelles victimes », précise le parquet de Bordeaux. Il est également accusé d'agressions sexuelles sur deux autres jeunes filles de 15 ans 🡵.
Le suicide du directeur
[Pascal Desmet] s'est suicidé en se jetant sous un train le 26 juin 2023. Quelques jours plus tôt, il remettait aux policiers le courrier adressé à l'enseignant en 2011. Quelques heures avant son geste désespéré, il envoyait ce SMS : « Je suis responsable d'avoir manqué de vigilance. Je ne peux pas continuer à vivre avec ça en tête. Trop d'enfants ont souffert et souffriront trop longtemps. »
2024 Nouvelle mise en examen
Le 27 juin, nouvelle mise en examen. Gilles D. est de nouveau accusé, par trois nouvelles victimes de viols aggravés, cinq victimes de voyeurisme et deux victimes d'agressions sexuelles aggravées 🡵.
2025 L'ancienne direction de l'école mise en cause
En novembre 2025, une plaine est déposée par plusieurs parents et victimes de l'enseignant. Cela débouche sur l'ouverture d'une enquête préliminaire visant l'ancienne direction de l'école privée pour « non-dénonciation de crime » et « non-obstacle à la commission d'un crime ou délit » 🡵.