Sœurs adoratrices du Cœur Royal de Jésus (ICRSP)
- https://adoratrices.icrss.org/fr
- https://icrspfrance.fr/institut/vocation-institut
- https://kloster-engelport.de/schwestern/die-anbetungsschwestern/
- https://adoratrices.icrss.org/fr/maisons/gricigliano
- https://adoratrices.icrss.org/fr/maisons/cotes
- https://kloster-engelport.de/kloster/geschichte/
- https://adoratrices.icrss.org/fr/maisons/preston
- https://adoratrices.icrss.org/fr/maisons/naples
- https://adoratrices.icrss.org/fr/maisons/livourne
- https://adoratrices.icrss.org/fr/maisons/wausau
- https://riposte-catholique.fr/archives/159015
- https://riposte-catholique.fr/archives/170891
- https://www.pillarcatholic.com/p/you-just-feel-so-defeated-women-await
- https://threadreaderapp.com/thread/2032371926799110434.html
- https://www.leparisien.fr/oise-60/humiliations-isolement-emprise-danciennes-soeurs-de-linstitut-du-christ-roi-brisent-le-silence-07-08-2026-XAMSMPM7A5C2FKUUJGKGDQHWXQ.php
⚖️ Statut canonique
Association publique de fidèlesUnies à l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et partageant sa spiritualité, les sœurs Adoratrices du Cœur Royal de Jésus-Christ Souverain Prêtre ont pour vocation particulière de prier pour la sanctification des prêtres, notamment ceux de l'Institut, et de les soutenir dans leur apostolat. Durant leurs années de noviciat, les postulantes et les novices se forment à la vie religieuse et cherchent à s'unir toujours davantage au divin Maître, en particulier dans l'adoration eucharistique quotidienne 🡵.
Dates clés
- 2001 Fondation 🡵
- 2004 L'archevêque de Florence, le cardinal Ennio Antonelli, remet l'habit aux trois premières sœurs 🡵
- 2005 Ouverture de la maison du Cœur Royal (Gricigliano, Italie), après plusieurs installations provisoires dans les environs de Florence 🡵
- 2008 Reconnue comme association de droit pontifical
- 2011 Ouverture de la maison mère : maison du Cœur Eucharistique 🡵
- 2014 Ouverture de la maison Maria Engelport (diocèse de Trèves, Allemagne) 🡵
- 2018 Ouverture de la maison Saint-Augustin (Preston, Angleterre) 🡵
- 2019 Ouverture de la maison Saint-Thomas-d'Aquin (Naples, Italie), qui devient le noviciat 🡵
- 2019 Ouverture de la maison du Sacré-Cœur (Livourne, Italie) 🡵
- 2019 Ouverture de la maison de la Nativité de Notre-Dame (Wausau, Wisconsin, États-Unis) 🡵
- 2021 Ouverture de la maison de Notre-Dame du Très Saint Rosaire (Ardee, Irlande) 🡵
- 2022 Ouverture de la maison Notre-Dame-de-Bonne-Délivrance (Loisy, France) 🡵
Critiques
En mars 2026, un article publié dans The Pillar (traduction) fait état de dysfonctionnements graves chez les Sœurs adoratrices du Cœur Royal de Jésus.
En juillet 2026, des témoignages publiés dans un article du Parisien décrivent un fonctionnement dans lequel l'individu doit totalement s'effacer au profit du collectif :
Lors du premier office, elle croise les jambes en s'asseyant. Une faute. La maîtresse des postulantes l'interpelle devant toute la communauté : « Maintenant que tu as quitté le monde, tu dois suivre les règles ». Elle le vit comme une humiliation.
Au fil des années, chaque geste du quotidien devient contrôlé, codifié. Les mères supérieures apprennent aux sœurs à faire le signe de croix de la même manière et à la même vitesse.
Si l'actuelle mère supérieure des Sœurs Adoratrices évoque une formation menée avec « souplesse », les témoignages recueillis dressent un tableau bien différent. Il faut fermer les portes comme les autres, sans bruit mais d'un geste franc. Il faut marcher « sur la pointe des pieds, sans claquer les talons », se souvient sœur Béatrice. Une consigne difficile à respecter lorsqu'il faut se dépêcher.
D'autant que leur quotidien est minuté. Réveil à 6 heures, ménage, messe, méditation, étude du catéchisme et du français. À 13 heures, déjeuner en silence, suivi de nouvelles tâches ménagères, puis d'une sieste obligatoire. L'après-midi alterne entre chant grégorien, prières, méditation et travaux domestiques. Les prières s'achèvent vers 21h30 avant le « grand silence ». Enfin, à 22 heures, extinction des feux. Le lendemain, la journée recommence à l'identique.
Les rapports avec les hommes de l'Institut et entre les religieuses sont aussi très réglementés. « Nous n'avions pas le droit de regarder les prêtres dans les yeux », racontent Christine et Mélina. Leur adresser la parole est également proscrit, « sauf autorisation d'une mère supérieure », précise Benoît, un prêtre membre de l'ICRSP, contacté par Le Parisien.
Les conversations entre deux sœurs sont, elles aussi, limitées afin d'éviter ce que les mères supérieures appellent les « amitiés particulières ». Peu à peu, chacune apprend à s'effacer derrière le collectif. Elles finissent par être « complètement isolées les unes des autres », au point que « l'individualité n'existait plus », résument Mélina et Christine.
Les relations avec l'extérieur sont aussi contrôlées, avec un courrier par mois maximum à la famille. La précieuse lettre est remise ouverte aux supérieures, et « sûrement lue », selon Christine.