Père Gabriel María Ghilardini
- https://diocesis9dejulio.org.ar/sacerdotes/ghilardini-gabriel-maria/
- https://www.lecanardenchaine.fr/societe/54676-a-lourdes-d-indegrottables-cures-pour-la-visite-du-pape
- https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/a-un-mois-de-la-visite-du-pape-ce-que-l-on-sait-du-pretre-en-poste-a-lourdes-vise-par-une-plainte-pour-agression-sexuelle-sur-mineure-3405649.html
- https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/lourdes/a-deux-jours-de-la-venue-du-pape-le-pretre-de-lourdes-vise-par-une-plainte-pour-agression-sexuelle-sur-mineure-s-est-il-volatilise-3423140.html
- https://web.archive.org/web/20241211163647/https://www.lourdes-france.com/la-communaute-des-chapelains-de-lourdes/
- https://www.lourdes-france.com/la-communaute-des-chapelains-de-lourdes/
Dates clés
- 1960 Naissance
- 1989 Ordonné prêtre et incardiné dans le diocèse de Añatuya, en Argentine 🡵
- 2020 Il fait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle aggravée pour des faits qui se seraient déroulés en 2000. Mais les faits sont tombés sous le coup d'un délai de prescription de dix ans 🡵. Il n'y a donc pas eu de jugement sur le fond
- 2023 Il rejoint le sanctuaire de Lourdes 🡵. Il participe alors aux messes et à l'accueil des pèlerins 🡵
- 2024 Il est référencé sur la page des chapelains de Lourdes 🡵
- 2026
- Le Canard Enchaîné révèle la présence du père Gabriel María Ghilardini à Lourdes, ainsi que de la plainte dont il a fait l'objet. Le Sanctuaire de Lourdes indique être informé de la situation du père Ghilardini depuis 2023 🡵
- Le père Gabriel María Ghilardini est retiré de la page des chapelains 🡵 🡵. Le sanctuaire indique qu'il est intégré aux chapelains sans en faire partie, qu'il est encadré par eux et qu'il ne porte pas leur croix 🡵
- À deux jours de la venue du pape à Lourdes, il semble être parti du sanctuaire de Lourdes 🡵
Le sanctuaire de Lourdes au courant de la situation du prêtre
Le Sanctuaire de Lourdes indique être informé de la situation du père Ghilardini depuis 2023. Toutefois, celle-ci n'ayant « donné lieu à aucune condamnation, ni pénale ni canonique », l'intéressé a simplement fait « l'objet d'un accompagnement sur les plans pastoral, moral et spirituel », tandis que « le Sanctuaire (…) maintient une vigilance appropriée au regard de la situation portée à sa connaissance ».
Même son de cloche du côté de Mgr Micas, l'évêque de Tarbes et de Lourdes, qui prend soin de préciser au [Canard enchaîné] que « l'absence de poursuites ne signifie pas nécessairement qu'il est innocent des faits dont il est accusé ».
L'enquête civile
Les faits dont le prêtre est accusé remontent à l'an 2000, à Capilla del Señor, dans la province de Buenos Aires. Le 6 avril 2020, une Argentine alors âgée de 31 ans dépose plainte contre le prêtre, qu'elle accuse d'une agression sexuelle qu'elle dit avoir subie à l'âge de 12 ans, alors qu'elle fréquentait le catéchisme. D'après son témoignage dans Le Semanario de Junín, elle aurait subi des attouchements et des baisers forcés.
L'Église argentine prend alors des mesures conservatoires : le diocèse de Nueve de Julio relève le prêtre de sa charge d'administrateur paroissial et lui interdit l'exercice public du ministère.
Le 23 octobre 2020, le juge prononce l'extinction de l'action pénale et un non-lieu, à cause d'un délai de prescription de dix ans. Cette décision n'est ni une condamnation, ni une relaxe : la justice argentine ne s'est pas prononcée sur la matérialité des faits. Le père Ghilardini bénéficie donc de la présomption d'innocence.
— France 3
L'enquête canonique
Une enquête canonique a eu lieu… et sans grande surprise, ses conclusions n'ont pas été rendues publiques.
L'évêché ne présente pas pour autant le prêtre comme innocenté : « L'absence de poursuites ne signifie pas nécessairement qu'il est innocent des faits dont il est accusé », écrit-il. Et de préciser : « Malgré la prescription civile il y a eu une enquête canonique. Rome a conclu qu'il pouvait progressivement reprendre le ministère dont il avait été retiré le temps de l'enquête. »
L'évêché conclut sur une « nomination prudente » et un « cadre de vie sûr », en rappelant l'engagement du recteur et de l'évêque « auprès de tous les publics qui à Lourdes accueillent des mineurs et des personnes vulnérables ».
— France 3
La « nomination prudente » et un « cadre de vie sûr » semblent indiquer que l'enquête canonique n'a pas totalement innocenté le prêtre, ou tout du moins qu'un doute subsiste.