Le suicide de Cathy
Le suicide de Cathy
J’avais une sœur, Cathy, arrivée aux Béatitudes, à Cordes-sur-Ciel, en 1975 à l’âge de 17 ans. Cathy s’est pendue le 12 décembre 1979. Elle a été inhumée dans le caveau de la communauté à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard. Pendant quarante ans, on a fait croire à ma famille que Cathy était décédée d’un arrêt cardiaque. Elle avait 21 ans.
En 1979, les principaux concernés sont Gérard Croissant, le fondateur, et sa femme Josette dite Tatie Jo ; Evelyne Madre, sœur de Gérard Croissant, son époux Philippe Madre, supérieur à Cordes-sur-Ciel, devenu son tuteur moral, son médecin généraliste et son exorciste ; Jean-Marc Hammel, adjoint du couvent de Pont-Saint-Esprit, témoin de l’acte de décès ; Etienne et Anne Dahler, responsables du couvent de Pont-Saint-Esprit, à la direction de Radio Ecclesia ; Gérard Zambon, médecin des Béatitudes, qui a constaté le décès de Cathy ; Père Jacques Philippe, ancien fiancé de Cathy, mon parrain, membre actif des Béatitudes ; Max Le Berre, à la tête d’une entreprise de pompes funèbres et ami très proche de Gérard Croissant ; Michel Riboton, ancien communautaire, témoin de la découverte du corps de ma sœur.
Tous ont toujours parlé d’un appel divin pendant son sommeil. Cathy a été sauvée par Dieu… J’avais 4 ans quand Cathy est entrée dans la communauté à Cordes-sur-Ciel en 1975. Pendant les vacances scolaires, entre 1975 et 1979, je rejoignais ma sœur à Cordes, puis à Pont-Saint-Esprit. En janvier 1979, ma sœur avait suivi Gérard Croissant au couvent de Pont Saint-Esprit au moment de la création d’une nouvelle maison où vivaient des Visitandines vieillissantes. Cathy s’est pendue en décembre de la même année. A l’heure du repas, les responsables avaient demandé à Mireille Rique, dite Mireille Fifi (membre laïc de la communauté), d’aller voir dans la chambre de Cathy. Le corps de Cathy avait été retrouvé sur son lit. Aujourd’hui, Mireille Rique habite toujours au couvent de Pont-Saint-Esprit, elle croit encore au décès mystique confirmé dans les livres de Gérard Croissant.
— Golias